L’ADAT est fin prête avec sept résolutions

L’ADAT est fin prête avec sept résolutions
En vue du Sommet de la construction, du 27 au 29 octobre

Le Droit – Vendredi 15 octobre 1993
France Pilon

L’Association pour le droit au travail (ADAT) profitera du Sommet de la construction, qui aura lieu à Montréal les 27, 28 et 29 octobre, pour exiger l’abolition des barrières dans l’industrie de la construction, son cheval de bataille depuis des mois.

Jocelyn Dumais, le président de l’ADAT, soutient que les décisions récentes des municipalités ontariennes de boycotter les entrepreneurs et les travailleurs québécois commencent à se faire sentir. «Il faut absolument que Québec ouvre ses frontières, sinon la situation va empirer», a ajouté M. Dumais. Des travailleurs québécois songent sérieusement à déménager en Ontario. C’est l’Outaouais québécois qui va en souffrir.»
M. Dumais déplore le fait que le gouvernement ontarien n’ait pas été invité au Sommet de la construction.
L’ADAT a fait parvenir sept résolutions qui y seront débattues. L’organisme veut l’abolition des quotas ou des bassins de travailleurs dans les régions. Il plaide aussi pour la formation en milieu de travail avec des examens à compléter, soit 25 % de théorie et 75 % de pratique. De plus, l’ADAT veut la reconnaissance des examens subis hors province, en autant que ceux-ci soient similaires à ceux obtenus au Québec. de ses employés songeaient à donner une adresse d’un ami ou d’un parent en Ontario pour garder leur droit de travailler de l’autre côté de la rivière. M. Dulepka, dont les employés sont à 89 % Québécois, pense que si la situation ne change pas, ses activités pourraient être paralysées.

Il craint aussi des actes de violence chez les travailleurs. «Les gars sont ‘crinqués’. J’ai peur d’une révolte», a dit l’entrepreneur.
Le boycott des entreprises québécoises pourrait faire perdre de 12 à 15 millions $ chez le marchand de bois Pilon Ltée, a indiqué Roland Lavoie, de chez Pal. L’entreprise fait environ 20 millions $ d’affaires avec l’autre côté de la rivière.
Parce que Québec refuse l’accès aux travailleurs ontariens, toutes les municipalités de la MROC, à l’exception de Vanier, ont annoncé des mesures de rétorsion visant à restreindre l’entrée des travailleurs et des entreprises québécoises sur le territoire ontarien.

«Nous avons assez de problèmes avec la récession, pourquoi en créer avec des barrières qui empêchent les gens de travailler?» a conclu M. Dulepka.

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