L’entente interprovinciale sur la construction

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L’entente interprovinciale sur la construction cause encore des frustrations

Le Droit – Mardi 26 mai 1998 – Martin Comtois
Un an et demi après la signature de l’entente sur la mobilité des travailleurs de la construction entre le Québec et l’Ontario, plusieurs politiciens et entrepreneurs de l’Est ontarien soutiennent que la situation demeure inchangée: seulement une poignée de leurs collègues peuvent oeuvrer sans problèmes sur les chantiers de l’Outaouais.

Ces derniers comptent souligner leurs frustrations et impatience aux haut fonctionnaires des deux provinces durant une audience publique qui aura lieu à Ottawa, lundi prochain, afin de faire une mise à jour sur cette entente. Prévue dans l’accord interprovincial de 1996, cette journée a été repoussée à plusieurs reprises dans les derniers mois en raison du verglas et de la lenteur des gouvernements à élaborer la liste des 14 entrepreneurs appelés à témoigner.
«Cette entente ne fait que bénéficier à certains travailleurs et on espère que, à la suite de cette audience, les deux gouvernements puissent être en mesure de satisfaire tout le monde, une fois pour toutes», a expliqué le député provincial de Prescott-Russell, Jean-Marc Lalonde.

Sept entrepreneurs ontariens provenant des quatre coins de la province prendront notamment la parole, dont trois de la région. Un des participants, le président de l’Association pour le droit au travail (ADAT), Jocelyn Dumais, maintiendra que les règles québécoises ne sont pas équitables et briment les libertés individuelles des travailleurs qui doivent adhérer à une des cinq centrales syndicales.
«Il est faut de croire que les Ontariens peuvent travailler sans problèmes en Outaouais depuis cette entente, a soutenu M. Dumais. On va sensibiliser le gouvernement Bouchard à garder parole et s’ouvrir au commerce extérieur. Il peut le faire en harmonisant la loi sur les relations de travail comme il l’a déjà fait pour les taxes sur l’essence dans la région.»jocelynbureau

Du côté québécois, on soutient que les barrières interprovinciales sont du passé. Aux dires de la député de Chapleau, Claire Vaive, il n’y a pas de problèmes sur les chantiers en Outaouais.
«L’entente favorise beaucoup plus les gens de l’Ontario que du Québec, a même fait valoir la représentante libérale. On a de nos plombiers et électriciens qui vont travailler de l’autre côté de la rivière et qui doivent débourser des frais imposés par certaines municipalités. Ces gens-là, on ne les entend pas gueuler.»

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