La FTQ prétend qu’elle aura un dossier solide

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La FTQ prétend qu’elle aura un dossier solide
Le Droit – 20 avril 1999 – PATRICK LAGACÉ

La FTQ est déçue que la Cour suprême ait accepté d’entendre la cause de l’Association pour le droit au travail (ADAT), mais croit que l’adhésion syndicale obligatoire sera tout de même maintenue par ce tribunal.
«On aurait préféré que ça finisse, mais on va encore avoir un dossier solide. La formule Rand, cela a déjà été testé devant les tribunaux», a réagi Henri Massé, président de la FTQ, de passage à Hull, hier.

L’ADAT conteste la réglementation québécoise obligeant les travailleurs à faire partie d’un syndicat pour travailler légalement dans l’industrie de la construction. Les Québécois de l’ADAT gagnent leur vie sur les chantiers de l’Ontario, pour la plupart.

«La construction au Québec, ce n’est pas une poubelle dans laquelle on entre n’importe quand, n’importe comment! C’est exactement comme dans les autres entreprises où il y a des syndiqués», a martelé M. Massé, qui se trouvait, par hasard, à Hull, hier, dans le cadre d’une tournée provinciale sur les négociations dans le secteur public.

En 1990, l’ADAT a lancé une contestation judiciaire du système québécois de la construction, après que des ouvriers de l’Outaouais eurent reçu des amendes de la Commission de la construction du Québec (CCQ) pour avoir illégalement travaillé sans carte de compétence sur des chantiers québécois.

Mais, pour la FTQ, le dossier des cartes de compétence et de la syndicalisation des ouvriers est une affaire entendue, «qui résulte d’un choix de société fait il y a 25 ans», selon M. Massé, qui affirme détenir l’appui des syndicats ontariens de la construction dans ce dossier.

Le président de la FTQ a admis que l’ADAT a occupé le haut du pavé ces dernières semaines, mais promet que la FTQ «va commencer à informer les gens» sur le portrait réel de la construction au Québec. M. Massé a également dit douter que l’ADAT possède 5000 membres en Outaouais.
Au début du mois, l’ADAT a bloqué le Casino de Hull ainsi que les ponts reliant l’Ontario au Québec afin d’attirer l’attention du gouvernement Bouchard sur le sort des travailleurs sans papiers de l’Outaouais, qui doivent travailler sur les chantiers de construction ontariens.

Le dossier de la mobilité des travailleurs entre les deux provinces, très vif dans la région de la capitale, a sorti du placard le concept de «zone tampon», qui verrait l’Outaouais et Ottawa harmoniser certaines règles provinciales. Mais M. Massé ne veut rien entendre là-dessus.

«Ce serait la pire des solutions, on ne ferait qu’amplifier le problème. Il ne faut pas oublier qu’il y a d’autres régions frontalières, près de Terre-Neuve, du Nouveau-Brunswick et en Abitibi.»

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