L’ADAT réagit avec colère

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L’ADAT réagit avec colère à la décision du Québec de la reléguer à un rôle consultatif
Le Droit – 13 mars 2002
MICHEL LAFLEUR,
La décision a rendu furieux les dirigeants du regroupement d’ouvriers de la construction, qui voulait siéger à égalité avec les syndicats et les associations patronales.
Québec ne fera que consulter l’ADAT de Jocelyn Dumais sur le conflit de la mobilité de la main-d’oeuvre
03-13-2002jocelyndroit«On discute dans notre dos des problèmes de nos membres», déplore M. Dumais
L’Association pour le droit au travail (ADAT) réclamait un siège au comité du bureau de liaison nouvellement mis en place par Québec pour aider à dénouer le conflit de la construction avec l’Ontario. Mais vendredi dernier, le regroupement a appris qu’il ne siégerait pas avec les représentants des centrales syndicales (FTQ, CSN), les associations patronales et les fonctionnaires provinciaux et municipaux.
«Ils seront consultés au besoin sur des dossiers spécifiques», a dit Sylvie Parent, l’attachée de presse du ministre québécois du Travail, Jean Rochon.
En riposte à la décision de Québec, l’ADAT a décidé par résolution «de ne pas embarquer dans la démarche du gouvernement du Québec» pour résoudre le conflit de la mobilité de la main-d’oeuvre.
En conférence de presse, M. Dumais a prévenu d’entrée de jeu que l’ADAT n’irait pas jusqu’à employer la manière forte et à bloquer des ponts, comme en 1993. «Malheureusement pour les gens qui auraient voulu qu’on agisse de la sorte, ce n’est pas ce qui va se produire», a-t-il déclaré.
M. Dumais s’est plutôt mis à discréditer le travail du bureau de liaison – à ne pas confondre avec le «comité» du bureau de liaison – qui informe et recense actuellement les milliers de travailleurs touchés par l’entrée en vigueur de la loi 17, en Ontario.

«C’est un nuage, une mesure mise en place pour gagner du temps. On ne recommande sûrement pas à nos membres d’y aller.
L’APCHQ a transféré au-dessus de 500 dossiers à ce bureau et aucun d’eux n’a trouvé de réponse pour l’instant. Il n’y a pas grand espoir à ce niveau-là», a-t-il accusé.
Les membres de l’ADAT sont majoritairement des ouvriers québécois, sans certificat de compétence, qui travaillent en Ontario. Ces travailleurs sont touchés sévèrement par les restrictions de la loi 17 qui leur complique l’accès aux chantiers ontariens depuis samedi.
Forcés de se tourner vers les chantiers du Québec, ces ouvriers se heurtent au complexe système québécois de certificats de compétence. L’ADAT réclame son abolition et le retour au libre accès des chantiers du Québec pour tous les travailleurs, comme dans l’entente Québec-Ontario de 1993.

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