Accord sur la mobilité de la main-d’oeuvre 2006-06-02

Accord sur la mobilité de la main-d’oeuvre Portes ouvertes sur les contrats publics ontariens
Presse Canadienne (PC) Par Sylvain Larocque 02/06/2006 18h39
Jean Charest et Dalton McGuinty.

En vertu d’un accord signé vendredi en grande pompe, les entrepreneurs québécois auront désormais accès aux 10,5 milliards $ de contrats publics que l’Ontario accorde chaque année.

En retour, les entrepreneurs ontariens auront maintenant le droit de soumissionner les contrats d’Hydro-Québec, dont la valeur annuelle moyenne est de 675 millions $.
Les firmes ontariennes avaient déjà le droit de décrocher des contrats du gouvernement québécois et des autres sociétés d’État, dont la valeur annuelle est estimée à 6 milliards $.

L’entente, paraphée vendredi à Ottawa par les premiers ministres Jean Charest et Dalton McGuinty, met fin à un litige qui s’étire, de façon intermittente, depuis 1977. «C’est une occasion pour faire prospérer nos économies respectives», s’est réjoui M. Charest, qui a même parlé d’un «grand jour» pour le Québec et le Canada.

Pour les premiers ministres des deux provinces les plus populeuses du pays, la séance de signature visait aussi, implicitement, à montrer qu’ils peuvent encore s’entendre. Depuis plusieurs semaines, le Québec et l’Ontario se déchirent sur la place publique au sujet de la péréquation, laissant ainsi le beau jeu à Ottawa.

L’accord sur la mobilité de la main-d’oeuvre entraînera l’abrogation de la loi 17, que le gouvernement conservateur de Mike Harris avait adoptée en 1999 pour protester contre l’accès jugé trop limité des travailleurs ontariens aux chantiers québécois. Après une trêve de quelques années, la loi est en vigueur depuis 2002 et interdit aux entrepreneurs québécois d’obtenir des contrats publics en Ontario. Elle restreint aussi l’accès des travailleurs québécois aux chantiers ontariens.

Désormais, les travailleurs de l’Ontario qui voudront gagner des revenus au Québec pourront le faire à condition obtenir une certification auprès des collèges ontariens, laquelle sera reconnue par le Québec.
De leur côté, les travailleurs québécois regagneront le plein accès aux chantiers ontariens.
Le président de la FTQ-Construction, Jean Lavallée, a bien accueilli l’entente, qui respecte, à ses yeux, les règles québécoises du travail.

Mais Jocelyn Dumais, président de l’Association pour le droit au travail, qui se bat contre les restrictions du régime québécois de la construction, était déçu.

Selon lui, l’Ontario a beaucoup cédé au Québec. «Les sans-papiers ontariens (qui ne détiennent pas de cartes de compétence) se diront: si les sans-papiers québécois ont accès aux chantiers ontariens, pourquoi pas nous?» a-t-il souligné.
Le Québec et l’Ontario ont par ailleurs conclu 10 autres ententes de coopération, vendredi, dans des domaines aussi variés que les affaires francophones, les transports, l’environnement, la santé, la culture, le tourisme et la sécurité civile.

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