COMMENTAIRE : DÉBAT, A.P.C.H.Q. DU JEUDI 3 AVRIL 2003

Élections 2003-04-06
Ce jeudi 3 avril, marquait l’anniversaire de la fermeture du Casino de Hull en 1999.

Ce débat se voulait une prise de position par les différents candidat(e)s aux élections provinciales. Hélas ce débat n’a pas réellement eu lieu, un groupe de syndiqués Conseil-Conjoint ( FTQ) ayant décidé de venir intimider ceux qui auraient proposé un démantèlement du système de carte. Ces syndiqués ont démontré leur petitesse d’esprit en répétant leur éternel discours; pas d’union, pas de salaires. Déclarant que c’est ce qui ce produit en Ontario. Pourtant plusieurs d’entre eux ont affirmé y travailler présentement. Si c’est plus payant au Québec, que font-ils en Ontario?
La présentation des candidat(e)s a toute de même permis de pouvoir constater comment ceux-ci peuvent réagir sous la pression, si l’on fait exception de la candidate du PQ pour qui ces travailleurs syndiqués s’étaient déplacés.

ADQ: Mme Berthe Miron a été capable de démontrer, à notre satisfaction, la problématique de la mobilité de la main-d’œuvre entre l’Ontario et le Québec. Elle nous a cité certains extraits de l’Entente de 1996 qui ne furent pas respectés par le gouvernement du PQ. Elle a aussi fait références aux divers problèmes de travailleurs qui se voient refuser le droit au travail, soit parce qu’ils n’ont pas la scolarité, soit parce que les bassin «  quotas » sont plein ou encore  parce qu’ils ne peuvent démontrer officiellement leur expériences de travail, ayant été obligé de travailler dans la clandestinité afin de gagner leur vie.
Mme Miron propose une déréglementation qui ferait en sorte que toute personne, désirant travailler dans l’industrie de la construction, pourrait le faire sans restriction, sans toutefois enlever la carte de compétence. Son discours se veut sincère et très engagé.

LIB: M. Benoît Pelletier a souligné le besoin d’allègement de la réglementation québécoise si l’on veut en venir à une Entente viable avec la province de l’Ontario. Il a démontré un intérêt pour préservé les acquis  du système actuel : salaires et avantages sociaux . Il s’est aussi montré préoccupé par la situation des travailleurs sans papier tout en privilégiant une solution ou il n’y aurait pas de perdants. Il ne veut pas d’un retour à un régime sans règle mentionnant au passage la décision de la cour suprême du Canada dans le dossier Advance Cutting Ltd vs Procureur général du Québec (19-10-2001) qui confirme la nécessité de préserver le système actuel.
M. Pelletier propose une ouverture dans la réglementation sans toutefois en préciser le contenu. Son discours se veut prudent et respectueux

PQ: Sylvie Simard ne veut rien savoir d’une déréglementation. Elle demeure fidèle à son audience FTQ venu lui indiquer la démarche à suivre. Elle choisie d’ignorer la problématique de la mobilité, préférant blâmer l’Ontario pour avoir réagit ( Loi17) à la sur-réglementation québécoise. De façon incohérente, elle se dit sensibiliser par le manque de main-d’œuvre et souligne les progrès fait pour encourager les jeunes à se joindre à l’industrie, en même temps elle refuse de laisser travaillé les pères de famille sans carte ou ceux qu’elle accuse de travailler au noir. Son discours n’aide en rien pour trouver une solution.

Ce qu’ils ont dit:(activez ce lien) Action

CONCLUSION
A moins que l’ADQ prenne le pouvoir, ce qui est douteux, nous devrons continuer à nous battre si nous voulons que la prochaine génération de travailleurs puisse exercer leur droit au travail.
Bien que les discours furent engagés et courtois, rien ne permet de croire qu’une solution prendra effet: zone tampon, déréglementation, retour à l’Entente de 1993.
Deux actions prochaines sont à l’étude:
(1)Contestation judiciaire ( 26 mai 2003).
(2)Pour la deuxième nous voulons être prudent car elle pourrait amplifier de façon significative, le fossé entre l’Ontario et le Québec et pourrait enlevé tout pouvoir de négociation pour les représentants québécois.

Jocelyn Dumais
Président ADAT

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Mésententes dans la construction

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Mésententes dans la construction entre le Québec et l’Ontario
Les entrepreneurs mal informés

Le Droit – Mardi 2 juin 1998
Martin Comtois

Les entrepreneurs des deux côtés de la rivière des Outaouais auraient été mal informés concernant les diverses dispositions contenues dans l’entente sur la mobilité des travailleurs de la construction entre le Québec et l’Ontario.
C’est du moins l’avis des représentants des deux gouvernements provinciaux qui participaient, hier à Ottawa, à une audience publique visant à faire une mise à jour sur cet accord signé en décembre 1996.

Plus de 14 entrepreneurs ontariens et québécois ont défilé devant les six parlementaires pour exprimer leurs frustrations et impatience concernant leurs problèmes à travailler sur les chantiers des provinces voisines.

Chez les entreprises de l’est ontarien, on a décrié une fois de plus que les règles québécoises ne sont pas équitables et briment les libertés individuelles des travailleurs qui doivent adhérer à une des cinq centrales syndicales.
Quant aux travailleurs québécois oeuvrant dans la capitale nationale, on a surtout déploré le traitement accordé par les municipalités ontariennes qui imposent des frais de permis de travail.

Bernard Grandmaître
Selon le député libéral d’Ottawa-Est, Bernard Grandmaître, tous les problèmes vécus actuellement par les travailleurs de la construction auraient pu être facilement évités. «On n’a pas pris le temps de les éduquer sur toutes les conséquences de l’entente sur eux. C’est ce que nous allons corriger dans les prochains mois», a-t-il promis.
Les gouvernements Harris et Bouchard se sont aussi entendus pour augmenter la fréquence des rencontres interprovinciales pour discuter de points litigieux de l’accord.
Depuis 1996, une seule rencontre a eu lieu à ce sujet .

François Beaulne
«Tout le monde a des irritants et il n’y a pas un côté qui est plus défavorisé que l’autre», a répété François Beaulne, le député de Marguerite-D’Youville et vice-président de la Commission de l’économie et du travail du Québec.

Du même souffle, ce dernier a refuté les allégations des associations de travailleurs ontariens qui clament que le gouvernement québécois s’avère très réticent à apporter des modifications. «L’entente est jeune. Il faut lui donner du temps. Et si on doit apporter des modifications, il faudra des concessions mutuelles», a souligné M. Beaulne.

Même si les entrepreneurs ontariens et québécois sont ressortis bredouilles de cette journée, les frustrations des derniers mois semblaient avoir laissé place à un optmisme renouvellé.
«Notre message a semblé passer. Il semble y avoir une certaine volonté au ministère du Travail pour ajuster certains points mais c’est encore Québec qui se fait tirer l’oreille», a affirmé Jocelyn Dumais, le président de l’Association pour le droit au travail (ADAT). Comme plusieurs autres entrepreneurs, ce dernier a prêché pour que la région devienne le centre d’un projet-pilote où la majorité de la règlementation serait diminuée au strict minimum pour le domaine de la construction.

ILLUSTRATION
Dans le passé, le dossier des travailleurs de la construction du Québec et de l’Ontario a donné lieu à de nombreuses querelles et manifestations, comme celle-ci, en décembre 1996.

L’entente interprovinciale sur la construction

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L’entente interprovinciale sur la construction cause encore des frustrations

Le Droit – Mardi 26 mai 1998 – Martin Comtois
Un an et demi après la signature de l’entente sur la mobilité des travailleurs de la construction entre le Québec et l’Ontario, plusieurs politiciens et entrepreneurs de l’Est ontarien soutiennent que la situation demeure inchangée: seulement une poignée de leurs collègues peuvent oeuvrer sans problèmes sur les chantiers de l’Outaouais.

Ces derniers comptent souligner leurs frustrations et impatience aux haut fonctionnaires des deux provinces durant une audience publique qui aura lieu à Ottawa, lundi prochain, afin de faire une mise à jour sur cette entente. Prévue dans l’accord interprovincial de 1996, cette journée a été repoussée à plusieurs reprises dans les derniers mois en raison du verglas et de la lenteur des gouvernements à élaborer la liste des 14 entrepreneurs appelés à témoigner.
«Cette entente ne fait que bénéficier à certains travailleurs et on espère que, à la suite de cette audience, les deux gouvernements puissent être en mesure de satisfaire tout le monde, une fois pour toutes», a expliqué le député provincial de Prescott-Russell, Jean-Marc Lalonde.

Sept entrepreneurs ontariens provenant des quatre coins de la province prendront notamment la parole, dont trois de la région. Un des participants, le président de l’Association pour le droit au travail (ADAT), Jocelyn Dumais, maintiendra que les règles québécoises ne sont pas équitables et briment les libertés individuelles des travailleurs qui doivent adhérer à une des cinq centrales syndicales.
«Il est faut de croire que les Ontariens peuvent travailler sans problèmes en Outaouais depuis cette entente, a soutenu M. Dumais. On va sensibiliser le gouvernement Bouchard à garder parole et s’ouvrir au commerce extérieur. Il peut le faire en harmonisant la loi sur les relations de travail comme il l’a déjà fait pour les taxes sur l’essence dans la région.»jocelynbureau

Du côté québécois, on soutient que les barrières interprovinciales sont du passé. Aux dires de la député de Chapleau, Claire Vaive, il n’y a pas de problèmes sur les chantiers en Outaouais.
«L’entente favorise beaucoup plus les gens de l’Ontario que du Québec, a même fait valoir la représentante libérale. On a de nos plombiers et électriciens qui vont travailler de l’autre côté de la rivière et qui doivent débourser des frais imposés par certaines municipalités. Ces gens-là, on ne les entend pas gueuler.»