L’ADAT se plaint de la lenteur

Radio-Canada
Radio-Canada -Le mardi 19 octobre 2004- Reportage de René Hardy
L’ADAT se plaint de la lenteur
2004-01-05jocelyn-dumais_n
Les négociations sur la mobilité de milliers d’ouvriers de la construction entre le Québec et l’Ontario n’avancent pas assez vite au goût de Jocelyn Dumais.

Le président de l’Association du droit au travail (ADAT) a rencontré à ce sujet, hier, le ministre responsable de l’Outaouais, Benoît Pelletier.
« Nous sommes allés lui dire que les négociations ne progressaient pas à notre goût. Et nous voulons qu’on nous donne plus souvent signe de vie ! » a dit M. Dumais.
L’ADAT regroupe des centaines de travailleurs québécois de la construction qui oeuvrent sur les chantiers de construction de l’Ontario et du Québec.
« Sur les chantiers, les gens nous demandent sans cesse où en sont les négociations. Ils ont l’impression que ça n’avance pas », a dit M. Dumais.
Au bureau de M. Pelletier, on a indiqué hier que les négociateurs des deux provinces se sont rencontrés à 5 reprises depuis leur nomination, en janvier dernier.
« J’ai confiance aux négociateurs en place, des hommes d’expérience qui vont sûrement nous arriver avec une entente qui se tient », a dit M. Dumais.

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Une zone d’harmonisation

Une zone d’harmonisation pour résoudre le problème de mobilité, c’est ce que l’on peut appeler  » ZONE DE BONS SENS  »
Gatineau Le vendredi, 08 avril 2004
Une telle zone pourrait très bien s’étendre aux autres domaines faisant partie de notre vie quotidienne. Voici donc quelques exemples de non-sens que doivent faire face les citoyens vivant de chaque coté de la rivière des Outaouais.
Ambulance 
Un québécois va suivre son cour d’ambulancier à Ottawa mais ne peut être reconnu comme compétent au Québec sauf.. s’il travaille pour une entreprise d’Ottawa et que les ambulanciers québécois ne peuvent suffire à la tâche.
 La pêche
Un doré voulant se venger de son attrapeur, a nagé dans la partie québécoise de la rivière des Outaouais où la pêche avec des mennées y est interdite. Résultat : Un garde de pêche québécois donne une contravention à ce pêcheur.
Les livres
Un éditeur d’Ottawa qui vend ses livres partout dans le monde mais dont les publications sont refusées par le ministère de l’éducation du Québec.
La Bière 
Un brasseur québécois qui exporte ses bières partout dans le monde mais se voit refuser ce choix à Ottawa.
Camionnage
Un camionneur ontarien, légal en Ontario mais illégal au Québec.
Un camionneur québécois, légal au Québec mais illégal en Ontario.
Essence 
Le gouvernement québécois a eu le bons sens d’harmoniser les taxes
Permis de conduire
N’est-il pas curieux nous n’ayons pas à changer de permis de conduire lorsque nous conduisons dans une autre province ou un état américain, bien que les lois y soient différentes ?
Bars 
Le gouvernement québécois a eu le bon sens d’harmoniser les heures de fermeture avec ceux d’Ottawa afin d’éliminer les actes de violences sur la Promenade du Portage.
Construction
Un menuisier clouant une barricade sur un pont inter-provincial devient tout à coup incompétent lorsqu’il doit clouer l’extrémité de son 2×4 se trouvant du coté québécois, parce qu ‘il ne détient pas une carte émise par la Commission de la construction du Québec.Ce pourrait-il que la partie ontarienne du pont Champlain soit moins sécuritaire que sa partie québécoise ?
Une famille
Il faudrait cesser de jouer à l’autruche, réaliser que nos deux rives sont inter reliées soient par des liens sanguins, politiques ( des politiciens ontariens, tout comme au niveau fédéral d’origine québécoise et vice versa) De gros vendeurs automobiles québécois vivant en Ontario et vice versa. La liste pourrait continuer pour y inclure les 30,000 québécois qui gagnent leur vie en territoire ontarien. C’est pourquoi je fais appel à cette population pour convaincre nos gouvernements ( Ontariens et Québécois) de créer cette zone afin de dénouer le problème de mobilité des travailleurs de la construction.
Appelez votre député, votre maire ou votre conseiller municipal.
Ne serait-il pas temps de ne plus se croire une famille, mais bien de vivre comme une famille.

Merci Jocelyn Dumais Président Association pour le droit au travail 769-0833

Dumais porte la cause en appel 2004-01-22

Carte de compétence, Dumais porte la cause en appel
Le Droit Le jeudi 22 janvier 2004 Jean-François Plante

Le président de l’Association pour le droit au travail (ADAT), Jocelyn Dumais, ne manque pas de ténacité. Après avoir essuyé un échec devant la cour du Québec le mois dernier dans le dossier des cartes de compétence des travailleurs de la construction, M. Dumais avait dit qu’il songeait à abandonner la lutte, mais il a finalement décidé revenir à la charge et demander au plus haut tribunal de la province de se prononcer.image002

« La décision du juge ne tenait pas compte du fait que l’Ontario a pris des mesures contre le Québec. Il y a des milliers de citoyens au Québec qui tentent de travailler dans l’industrie de la construction. Le juge n’a pas regardé le problème avec assez de profondeur, de là notre décision d’en appeler », a expliqué M. Dumais.
Le 19 décembre dernier, le juge Pierre Chevalier avait statué que la loi qui oblige les ouvriers de la construction à détenir un certificat de compétence pour travailler sur un chantier au Québec ne contrevient pas à la Charte canadienne des droits et liberté et que celle-ci était donc légale.
En contestant la décision du juge, le président de l’ADAT veut mettre toutes les chances de son côté en attendant le dénouement des négociations entre les gouvernements de l’Ontario et du Québec. « Nous avons confiance que les gouvernements arriveront à s’entendre et les discussions se poursuivent, mais vaut mieux avoir une police d’assurance et ne pas laisser tout entre les mains des gouvernements. S’ils en viennent à une entente favorable, on pourra toujours laisser tomber notre appel », a indiqué M. Dumais, hier après-midi.

COMMENTAIRE : DÉBAT, A.P.C.H.Q. DU JEUDI 3 AVRIL 2003

Élections 2003-04-06
Ce jeudi 3 avril, marquait l’anniversaire de la fermeture du Casino de Hull en 1999.

Ce débat se voulait une prise de position par les différents candidat(e)s aux élections provinciales. Hélas ce débat n’a pas réellement eu lieu, un groupe de syndiqués Conseil-Conjoint ( FTQ) ayant décidé de venir intimider ceux qui auraient proposé un démantèlement du système de carte. Ces syndiqués ont démontré leur petitesse d’esprit en répétant leur éternel discours; pas d’union, pas de salaires. Déclarant que c’est ce qui ce produit en Ontario. Pourtant plusieurs d’entre eux ont affirmé y travailler présentement. Si c’est plus payant au Québec, que font-ils en Ontario?
La présentation des candidat(e)s a toute de même permis de pouvoir constater comment ceux-ci peuvent réagir sous la pression, si l’on fait exception de la candidate du PQ pour qui ces travailleurs syndiqués s’étaient déplacés.

ADQ: Mme Berthe Miron a été capable de démontrer, à notre satisfaction, la problématique de la mobilité de la main-d’œuvre entre l’Ontario et le Québec. Elle nous a cité certains extraits de l’Entente de 1996 qui ne furent pas respectés par le gouvernement du PQ. Elle a aussi fait références aux divers problèmes de travailleurs qui se voient refuser le droit au travail, soit parce qu’ils n’ont pas la scolarité, soit parce que les bassin «  quotas » sont plein ou encore  parce qu’ils ne peuvent démontrer officiellement leur expériences de travail, ayant été obligé de travailler dans la clandestinité afin de gagner leur vie.
Mme Miron propose une déréglementation qui ferait en sorte que toute personne, désirant travailler dans l’industrie de la construction, pourrait le faire sans restriction, sans toutefois enlever la carte de compétence. Son discours se veut sincère et très engagé.

LIB: M. Benoît Pelletier a souligné le besoin d’allègement de la réglementation québécoise si l’on veut en venir à une Entente viable avec la province de l’Ontario. Il a démontré un intérêt pour préservé les acquis  du système actuel : salaires et avantages sociaux . Il s’est aussi montré préoccupé par la situation des travailleurs sans papier tout en privilégiant une solution ou il n’y aurait pas de perdants. Il ne veut pas d’un retour à un régime sans règle mentionnant au passage la décision de la cour suprême du Canada dans le dossier Advance Cutting Ltd vs Procureur général du Québec (19-10-2001) qui confirme la nécessité de préserver le système actuel.
M. Pelletier propose une ouverture dans la réglementation sans toutefois en préciser le contenu. Son discours se veut prudent et respectueux

PQ: Sylvie Simard ne veut rien savoir d’une déréglementation. Elle demeure fidèle à son audience FTQ venu lui indiquer la démarche à suivre. Elle choisie d’ignorer la problématique de la mobilité, préférant blâmer l’Ontario pour avoir réagit ( Loi17) à la sur-réglementation québécoise. De façon incohérente, elle se dit sensibiliser par le manque de main-d’œuvre et souligne les progrès fait pour encourager les jeunes à se joindre à l’industrie, en même temps elle refuse de laisser travaillé les pères de famille sans carte ou ceux qu’elle accuse de travailler au noir. Son discours n’aide en rien pour trouver une solution.

Ce qu’ils ont dit:(activez ce lien) Action

CONCLUSION
A moins que l’ADQ prenne le pouvoir, ce qui est douteux, nous devrons continuer à nous battre si nous voulons que la prochaine génération de travailleurs puisse exercer leur droit au travail.
Bien que les discours furent engagés et courtois, rien ne permet de croire qu’une solution prendra effet: zone tampon, déréglementation, retour à l’Entente de 1993.
Deux actions prochaines sont à l’étude:
(1)Contestation judiciaire ( 26 mai 2003).
(2)Pour la deuxième nous voulons être prudent car elle pourrait amplifier de façon significative, le fossé entre l’Ontario et le Québec et pourrait enlevé tout pouvoir de négociation pour les représentants québécois.

Jocelyn Dumais
Président ADAT

Bataille interprovinciale sur le dos des travailleurs

Bataille interprovinciale sur le dos des travailleurs
Les Affaires – 9 mars 2002

Les Affaires
Éditorial, samedi 9 mars 2002, p. 10

Gagné Jean-Paul
À moins d’une surprise, le gouvernement de l’Ontario expulsera de la région d’Ottawa à compter du 9 mars quelques milliers de travailleurs québécois de la construction. Il interdira aussi à ses ministères, au secteur parapublic et aux municipalités de l’Ontario de donner des contrats à des entrepreneurs en construction du Québec.
Même les contrats non gouvernementaux sont dans la mire du ministre ontarien du Travail, Chris Stockwell, qui obligera les entreprises québécoises à s’inscrire auprès du Bureau de protection des emplois de l’Ontario (BPEO) si elles veulent soumissionner dans le secteur privé en Ontario. Elles devront ainsi remplir certaines conditions, dont une garantie de 10 000 $.
Ces ennuis résultent de la remise en vigueur de sa loi de 1999 sur la mobilité dans la construction. Celle-ci a été en application pendant une partie de 1999, mais elle fut révoquée après la conclusion par les deux provinces d’une entente sur la mise en place de mesures assurant la mobilité des travailleurs de la construction entre les deux provinces.
Cette entente a été sous observation pendant deux ans, mais le gouvernement ontarien s’en dit insatisfait, puisque des obstacles empêchent toujours des travailleurs et des entreprises de l’Ontario de travailler au Québec. Par exemple, les entrepreneurs ontariens ne peuvent emmener avec eux au Québec des travailleurs ontariens.
La décision ontarienne fera sentir son effet graduellement, puisque les contrats et les travaux en cours seront respectés. À terme, environ la moitié des 6 000 à 7 000 travailleurs québécois de la construction oeuvrant en Ontario pourraient ne pas pouvoir satisfaire aux exigences du BPEO. Ils pourraient en effet s’avérer incapables de fournir des preuves de compétence et d’expérience et d’obtenir une garantie d’au moins 150 heures de travail d’un entrepreneur ontarien. Bien entendu, ces travailleurs pourraient retrouver leur travail en déménageant en Ontario, mais cela n’est pas évident pour tout le monde.
L’offensive ontarienne est draconienne, mais elle n’est pas vraiment une surprise. Il est vrai que Chris Stockwell est candidat à la chefferie du Parti conservateur ontarien (Mike Harris a annoncé son départ) et qu’une petite guerre protectionniste avec le Québec est susceptible de lui gagner des appuis.
Par contre, il est simpliste de réduire à cette seule cause la dernière attaque ontarienne. Cela fait des années que la loi québécoise sur la construction empêche des travailleurs ontariens de la construction de travailler au Québec malgré les nombreuses ententes signées entre les deux provinces. L’essentiel du problème vient du fait que tous les travailleurs doivent détenir une carte de compétence et être syndiqués pour oeuvrer dans la construction au Québec.
Il en va autrement dans les autres provinces, où les cartes de compétence ne sont obligatoires que pour certains métiers spécialisés et où la syndicalisation n’est pas généralisée. Cependant, des accommodements ont rendu possible la reconnaissance par la Commission de la construction du Québec des compétences de travailleurs ontariens dans plusieurs métiers, mais des obstacles perdurent.
Cette situation est éminemment déplorable, car elle crée du protectionnisme au Canada et contribue à faire monter les coûts de la construction et des immeubles, ce qui nuit à la compétitivité du Québec.
Malgré le jugement de la Cour suprême qui a reconnu la légitimité de la loi québécoise sur la construction, cette dernière demeure une cause de rigidité majeure dans l’économie et fait mal paraître le Québec. Pis encore, elle se répercute de façon insoupçonnée et insidieuse dans plusieurs sphères de notre vie collective. Même le calcul de la péréquation s’en trouve influencé
(voir la rubrique Droit au but de Francis Vailles en page 8).
Éditeur et rédacteur en chef
gagnejp@transcontinental.ca

Catégorie : Économie; Éditorial et opinions
Sujet(s) uniforme(s) : Accidents et sécurité au travail; Construction et industrie de la construction; Relations intergouvernementales
Taille : Moyen, 447 mots
(c) 2002 Les Affaires. Tous droits réservés.
Doc. : 20020309ZL0010