Mobilité de la main d’oeuvre 2003-03-15

2003-05-15
Claire Faive ne participera pas avec l’ADAT.
L’annonce prématurée de la participation de l’ex-député Libéral, Claire Vaive, nous a causé quelques ennuis.
Mme Vaive, lors d’une conversation, nous avait pourtant assuré de sa participation. Elle semblait très heureuse de pouvoir participer au règlement du conflit Ontario/Québec.

Malheureusement, nous aurions du communiquer avec celle-ci avant de rendre cette annonce publique. Elle fut prise par surprise lorsque les médias ont communiqué avec elle afin de d’obtenir ses commentaires et a ainsi nié avoir eu cette invitation.
C’est malheureux, car nous estimons qu’elle aurait apporté une grande contribution dans le règlement de ce conflit.

Quant à monsieur Grandmaître, dans la mesure du possible, il se dit toujours disponible à nous aider.
Le but de l’ADAT étant d’abolir toute barrière aux travailleurs qui désirent œuvrer dans l’industrie de la construction au Québec. Nous croyons que cette erreur de parcours nous servira de leçon pour le futur et que ce malencontreux problème de communication nous sera pardonné.

Jocelyn Dumais
Président ADAT

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L’ADAT revient sur la question

Pressetop_banner_frL’ADAT revient sur la question de l’accès aux chantiers construction
Le Droit 18 décembre 2002
Presse Canadienne
Ottawa
L’Association pour le droit au travail (ADAT) repart en croisade sur toute la question de l’accès des travailleurs aux chantiers de construction du Québec.

L’Association, qui s’oppose à la carte de compétence exigée pour tous les travailleurs oeuvrant sur des chantiers de la province, entend contester jusqu’en Cour suprême, si la situation l’exige, la réglementation québécoise qui a forcé l’Ontario à imposer à son tour une série de restrictions.

Selon Jocelyn Dumais, le gouvernement ontarien a en effet resserré ses contrôles et limité l’accessibilité des Québécois à ses chantiers ontariens en réaction, justement, aux mesures protectrices prises par Québec. Celles-ci empêchent l’accès de ses chantiers non seulement aux Ontariens, mais également à des travailleurs de sa propre province sous prétexte que ceux-ci ne sont pas détenteurs d’une carte de compétence.
L’association entend demander que soient invalidées certaines dispositions de la Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’oeuvre dans l’industrie de la construction.

L’ADAT soumet que certaines dispositions de cette loi sont inconstitutionnelles, invalides et inopérantes parce qu’elles portent atteintes au droit à la liberté de circulation protégé par la Charte canadienne des droits et libertés.

Selon M. Dumais, le ministre Jean Rochon avait promis aux parties que le différend Québec-Ontario dans le secteur de la construction serait réglé avant la période des Fêtes, promesse qui n’a pas été tenue, selon l’ADAT.

Ce n’est pas la première fois que l’ADAT conteste la légalité de certaines dispositions de la loi québécoise. En 2001, la Cour suprême du Canada avait débouté l’Association, qui contestait alors la constitutionnalité de la loi québécoise créant l’obligation pour un travailleur de la construction du Québec d’appartenir à une organisation syndicale pour avoir accès à un chantier de construction de cette province.

Quebec and Ontario battle over construction workers

CBCmasthead 
Quebec and Ontario battle over construction workers

CBC Toronto – Fev-09-2002

TORONTO – In Quebec, there is anger over new legislation in Ontario that will impose strict sanctions against Quebec construction workers. On Thursday, Ontario announced strict regulations that severely limit the chances of Quebec construction workers getting jobs in Ontario. The move comes in retaliation against Quebec for rules and restrictions that make it difficult for Ontario workers to get certified to work in Quebec. Some unions say the explanation is simple: Quebec’s training standards are higher. Under the Fairness Is A Two-Way Street Act, Quebec firms will no longer be able to bid on building public projects, such as schools and hospitals.

An official with a plumbers’ union in Quebec calls the legislation severe and unfair and warns that workers there aren’t going to tolerate it.

Non-unionized construction workers in Quebec don’t like it either. Jocelyn Dumais, president of the Right to Work Association, representing non-unionized workers in Quebec, says thousands of cross-border workers will be hit.

« It’s going to hurt very, very much, because this time around I think this government has not only [the] intention to enforce the law, but they have the means to do so, » says Dumais. « They are organized now, which they were not back in 1999. I believe they have accumulated enough information now to find out where and who is on the Ontario side working. »

In 1999 Ontario threatened similar sanctions, but withdrew them after Quebec made concessions. Ontario Premier Mike Harris says negotiations will continue, but he says if no deal is reached, the government will start enforcing the law in three weeks. « We allow full mobility of companies and workers to come into Ontario and to bid on our jobs and to work here, and Quebec does not, » Harris told reporters. « They’ve got a gazillion excuses. Fair is fair. »

But Quebec Labour Minister Jean Rochon said Ontario is jeopardizing ongoing talks by announcing that Quebec construction companies and workers will face new restrictions.

« We cannot negotiate under that kind of a threat, » Rochon said Friday. « It’s just inadmissible. We cannot do that. »

But the Harris government insists that Quebec’s labour regulations unfairly hamper Ontario workers. Rochon said he wants to keep negotiating, but said the talks can’t resume if Ontario erects barriers along its borders next month. He won’t say if the Parti Québécois plans to retaliate with new restrictions of its own.

Builder border ban set to boil

Truck_news-journal Truck News – Jan 31 2002 – By

Truck news 1/31/2002 HULL, Que, — Ontario will is heading for a showdown with Quebec construction workers if the province tries to enforce a rule banning them from Ontario sites, a Quebec workers’ spokesman forecasts.

Jocelyn Dumais, president of the Association for the Right to Work, says Ontario Labor Minister Chris Stockwell’s plan to ban Quebec workers will not work.

To get a card and be eligible for construction jobs in Quebec, a worker must be a union member. Quebec workers who don’t have a card often have to work in Ontario or under the table. Dumais’ and the association believe there should be free mobility between the provinces and workers should not have to join a union to obtain the competency card. He expects Quebec’s labor minister will call Stockwell’s bluff.

« I doubt if he has any intention of putting those measures into place, » Dumais says of Stockwell. « There’s a serious shortage of manpower on the Ottawa side and Ontario just cannot afford to miss out on 5,000 construction workers right now. »

After two months of negotiations between Ontario and Quebec, he says talks have come to a dead-end. If there’s no deal by this week, Stockwell says the government will reintroduce the 1999 bill that made it illegal for Quebec companies to bid on publicly funded Ontario construction projects.

This time, Stockwell insists the penalties would be extended to cover all construction projects, including residential and large-scale sites.

Construction: deux plaintes de discrimination

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Construction: deux plaintes de discrimination
Le droit, vendredi 5 mai 2000,
Jury, Pierre

Travailleur de la construction et analphabète, Jean-Claude avait un double obstacle avant de pouvoir travailler au Québec, sa province natale. Pendant longtemps il lui était impossible d’obtenir sa carte de compétence de la Commission de la construction du Québec: maintenant que les règles ont changé, c’est son incapacité à lire un texte même simple qui se dresse devant lui. Cet homme dans la quarantaine, qui a accepté de parler sous condition d’anonymat, a finalement accepté de déposer une plainte devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, à l’invitation de Jocelyn Dumais et son Association pour le droit au travail (ADAT). Finalement, une seconde plainte a aussi été déposée en février dernier. À la Commission, Pierre Des Chênes s’est limité à dire, dans ces dossiers, que la cause était « en phase de médiation » entre la CCQ et l’ADAT.

image002Le motif qui est invoqué est la discrimination sur la base de la condition sociale. « Le cas classique d’une telle discrimination est le prestataire d’aide sociale qui se voit refuser un logement justement parce qu’il n’a pas de revenus autres que l’aide de l’État, a expliqué M. Des Chênes. Mais la notion est beaucoup plus large. »

M. Dumais, qui est devenu le défenseur des travailleurs de la construction sans permis de travail au Québec, a embrassé ces dossiers parce que ces deux hommes sont particulièrement démunis devant la CCQ. Non seulement n’ont-ils pas leur carte de compétence, mais ils ne peuvent les obtenir par les voies normales parce que leurs connaissances de la langue écrite sont trop faibles. Jean-Claude, qui a parlé brièvement au quotidien Le Droit, hier, a avoué « être gêné » d’avouer publiquement son incapacité à lire et comprendre un texte même simple. « J’aimerais bien ça mais je ne suis pas capable de lire », a confié ce spécialiste de la construction de fondations, comme M. Dumais.

Père de famille, ses enfants savent que le paternel ne peut les aider avec leurs devoirs. Il a pourtant été à l’école jusqu’à la 9e année.
Au travail, son patron lit les plans à sa place, place les marques et il s’occupe du reste. M. Dumais, qui l’a vu travailler depuis longtemps, croit même que « les travailleurs analphabètes font moins d’erreurs que les autres, font plus attention que les autres justement pour camoufler le fait qu’ils ne peuvent lire des plans. Pourtant, à voir le travail complété, on jurerait qu’ils ont lu les plans. »

Jocelyn Dumais a rappelé que les organismes de lutte contre l’analphabétisme affirment qu’un Canadien sur cinq est analphabète, et que le taux, chez les francophones, atteint même 25 %. Plusieurs de ces analphabètes fonctionnels ont joint les rangs de la construction, comme le faisaient, à l’époque, des Néo-Canadiens de souche italienne ou portugaise, qui ne pouvaient bien maîtriser les langues officielles du pays, mais qui savaient faire le boulot.

Aujourd’hui, le Québec exige que ces travailleurs détiennent des cartes de compétence émises par la Commission de construction. Ceux-ci sont confrontés à obtenir un certificat d’équivalence, ou à retourner sur les bancs d’école d’un centre d’éducation aux adultes.