Jocelyn Dumais and Quebec’s construction union

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Charest suit le dossier personnellement

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Mobilité de la main-d’oeuvre – Charest suit le dossier personnellement

Le Droit – Le mercredi 16 février 2005 Mathieu Bélanger-

Alors que les négociations sur la mobilité de la main-d’œuvre entre le Québec et l’Ontario avancent à pas de tortue, des entrepreneurs en construction de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, qui ont un urgent besoin d’ouvriers, tentent de recruter des travailleurs de l’Outaouais.

Open Shop Association s’est d’ailleurs payé une pleine page de publicité dans l’édition d’hier du Droit. Ces deux provinces de l’Ouest canadien ont un urgent besoin de menuisiers, de couvreurs, de tuyauteurs et de plusieurs autres corps de métiers, stipule le message publicitaire.
« Les négociations entre le Québec et l’Ontario ne grouillent pas du tout, lance le président de l’Association du droit au travail (ADAT), Jocelyn Dumais. Il faut arrêter d’attendre le père Noël. Il faut arrêter de se plaindre et aller de l’avant en allant travailler dans l’Ouest. »

Quelques centaines des 4000 travailleurs de la région touchés par le dossier de la mobilité de la main-d’œuvre pourraient être tentés d’aller travailler dans l’Ouest, avance M. Dumais.

L’Ontario réclame un accès plus facile aux chantiers du Québec pour ses travailleurs et ses entrepreneurs. Cette requête se heurte toutefois à une forte opposition des syndicats québécois.
L’Ontario a répliqué, il y a deux ans, en imposant la Loi 17, une mesure de représailles à l’endroit du Québec.

Les négociations entre les provinces à ce sujet ont été interrompues en février 2002 et n’ont repris qu’en 2003, peu après l’élection des premiers ministres Jean Charest et Dalton McGuinty.
« Nous avons relancé ce dossier lors du changement de gouvernement de l’Ontario, il y a tout juste un an, a plaidé, hier, le premier ministre du Québec, Jean Charest. Il y a beaucoup de travail de fait, mais nous n’en sommes pas encore arrivés à une conclusion. Je peux cependant assurer que je suis le dossier personnellement. »

L’ADAT se plaint de la lenteur

Radio-Canada
Radio-Canada -Le mardi 19 octobre 2004- Reportage de René Hardy
L’ADAT se plaint de la lenteur
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Les négociations sur la mobilité de milliers d’ouvriers de la construction entre le Québec et l’Ontario n’avancent pas assez vite au goût de Jocelyn Dumais.

Le président de l’Association du droit au travail (ADAT) a rencontré à ce sujet, hier, le ministre responsable de l’Outaouais, Benoît Pelletier.
« Nous sommes allés lui dire que les négociations ne progressaient pas à notre goût. Et nous voulons qu’on nous donne plus souvent signe de vie ! » a dit M. Dumais.
L’ADAT regroupe des centaines de travailleurs québécois de la construction qui oeuvrent sur les chantiers de construction de l’Ontario et du Québec.
« Sur les chantiers, les gens nous demandent sans cesse où en sont les négociations. Ils ont l’impression que ça n’avance pas », a dit M. Dumais.
Au bureau de M. Pelletier, on a indiqué hier que les négociateurs des deux provinces se sont rencontrés à 5 reprises depuis leur nomination, en janvier dernier.
« J’ai confiance aux négociateurs en place, des hommes d’expérience qui vont sûrement nous arriver avec une entente qui se tient », a dit M. Dumais.

Rencontre avec monsieur Rhéal Mireault, négociateur du gouvernement du Québec 2004-02-24

Rencontre avec monsieur Rhéal Mireault, négociateur du gouvernement du Québec
Gatineau Le mardi 24 Février 2004

LA LOI SUR LES RELATIONS DE TRAVAIL DU QUÉBEC
VS
CONFLIT ONTARIO/QUÉBEC

1. La loi sur les relations de travail du Québec
2. La loi 17 de l’Ontario
3. La loi sur les relations de travail du Québec ;ce que nous n’aimons pas.
4. La loi sur les relations de travail du Québec; ce que nous approuvons.
5. La loi sur les relations de travail du Québec;ce que nous voyons comme solution au conflit Ontario/Québec
La loi sur les relations de travail du Québec.
1968 : La loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction avait pour but premier d’assainir le climat de travail. Elle avait aussi pour but d’apporter la paix sociale, plus de guerre de pouvoir entre les différentes Centrales Syndicales, une liberté d’association protéger par la Loi. Tous devaient appartenir à un syndicats afin d’éviter les actes de violences sur les chantier entre syndiqués. La province allait être divisée en divers zones ou la priorité d’emploi irait aux résident. Les travailleurs de l’Ontario et des autres provinces étaient exclus, à moins qu’il n’y ait plus personne de disponible sur le territoire québécois
1987 : La Commission de la construction du Québec obtenait le mandat de s’assurer de la compétence des travailleurs. Depuis ce temps il n’est plus question de Permis de travail ou de Carte de classification. Le mot Carte de compétence naissait avec ses contraintes.
Bien sur, nous croyons qu’il soit normal que cette Loi change au cours des ans car la société et ses besoins évoluent.

La loi 17 de l’Ontario.
La loi 17 de l’Ontario a pour but premier de refléter les conditions que les Ontariens doivent rencontrer lorsqu’ils désirent travailler au Québec. Ceux-ci doivent démontrer qu’ils ont acquis les compétences nécessaires pour travailler sur les chantiers de construction du Québec.

Ce que les travailleurs Ontariens disaient avant l’adoption de la Loi 17  » on ne vous demande pas des papiers, vous les Québécois, lorsque vous venez sur les chantiers Ontariens, on vous demande seulement de faire le travail selon les règles de l’art alors pourquoi n’aurions nous pas le même traitement ? »

Ce que la Loi dit, finalement, c’est que tout les Québécois qui désirent travailler sur les chantiers de construction Ontariens, doivent tout d’abord faire reconnaître leur compétences au Québec puisque selon le gouvernement du Québec, on ne peut être compétent à moins d’avoir une carte émise par la C.C.Q.

Nous comprenons les Ontariens d’avoir agit de la sorte, même si nous en subissons les conséquence néfaste. Nous ne les accusons pas, car comme eux nous croyons que c’est à cause de la Loi Québécoise que nous pris dans cette situation..
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La loi sur les relations de travail du Québec ;ce que nous n’aimons pas.

1. La syndicalisation obligatoire.
Même si la Cour Suprême a décidé qu’il était justifié de préserver cette obligation par crainte d’un retour aux actes de violences, nous croyons que les travailleurs de la construction ont aussi évolué et que de prétendre que la paix social serait mis en danger si on enlevait cette obligation , vient à dire que les travailleurs n’ont pas évolués mentalement avec le reste de la population.

Les travailleurs d’aujourd’hui ont évolué et mieux connaissant de leurs droits, de l’aveu même des syndicats la violence n’existe plus sur les chantiers de construction du Québec. Est-ce à cause de l’évolution des travailleurs ou est-ce parce que les syndicats n’ont plus à chercher à recruter les membres. Confirmer ce dernier choix c’est d’admettre que les syndicats et leur dirigeant n’ont pas évolué et que l’infiltration criminelle, dénoncé lors des audiences de la commission Cliche, est toujours présente dans les milieux syndicale. Il faudrait alors pensé à faire un nouveau ménage

C’est aussi le message que nous entendons sur les chantiers Ontariens, on ne veut de cette obligation car en Ontario on a le choix : appartenir ou ne pas appartenir. Pour avoir travailler sur l’ensemble du territoire de l’Ontario depuis les derniers 30 ans, je puis affirmer qu’il y a très peut si non aucun actes d’intimidation de part et d’autres.
Dans le pire des scénario nous pourrions accepter la Formule Rand

2. Les cartes de compétences.
Ces cartes nous font parfois sourire quand à leur signification et nous font grincher quand à la façon de les obtenir. Le sourire vient du fait que nul ne peut voir la différence quand à la qualité de construction des maisons construites en Ontario et celles construites au Québec sinon que nous entendons plus souvent des plaintes provenant des consommateurs du Québec que ceux de l’Ontario.
Pourtant en Ontario ce genre de carte n’existe que de façon facultative pour les menuisiers et pour l’ensemble des métiers de base de l’industrie de la construction à l’exception des métiers reconnus obligatoire en Amérique du nord.

Examens écrits
Un briqueteur est évalué par la qualité de son travail et non par une carte, un manœuvre par son cœur à l’ouvrage et non par une carte etc….
Comment peut-on déterminer de la compétence d’un briqueteur ou de menuisier par un examen écrit ? C’est un peut comme de dire que dorénavant le teste de conduite ne sera plus requis pour obtenir un permis de conduire, seule un examen écrit sera reconnu.
Dans d’autres province le teste pratique est obligatoire pour l’évaluation des connaissances d’un travailleur.
Comment concevoir que le teste de connaissances se fasse qu’après 6,000 d’heures enregistré sans qu’il n’y est de suivi entre les étapes d’apprentissages. Plusieurs travailleurs analphabètes sont coincés dans ce système et demeureront des troisième année toute leur vie parce qu’ils ne peuvent réussir un examen écrit bien qu’ils puissent prouver leur compétences dans un examen pratique.

Retour sur les bancs d’écoles
Comment concevoir qu’une personne de 35 ans qui avait des difficultés d’apprentissage lorsqu’elle avait 12, 13 ou 15 ans, puisse se voir obliger de retourner sur les bancs d’écoles pour obtenir son secondaire 3, 4 ou 5 dans certains cas pour pouvoir obtenir sa carte de CCQ ? Si le système scolaire ne pouvait l’aider et que cette personne a pu développer des aptitudes manuel sans aide de personne, pourquoi l’obliger à retourner sur les bancs d’école ?
Pourquoi ne pas leur accordé une clause grand-père ou comme mentionné ci-haut leur faire passer un examen pratique.
On n’a pas idée du stress que ces travailleurs subissent lorsqu’ils se voient convoquer étant pleinement connaissant de leur handicap.

3. Des Québécois qui  »déménagent » en Ontario
Parce qu’ils leur est difficiles de faire reconnaître leurs compétences par la CCQ, plusieurs résidents Québécois changent leur permis de conduire et leur carte d’assurance maladie du Québec et les plaques sur leur véhicules pour ceux de l’Ontario tout en demeurant  » physiquement  »au Québec. Ils peuvent ainsi travailler légalement en Ontario tout en évitant les impôts élevés du Québec et le mouvement va en s’amplifiant. Le Québec devient nettement perdant

4. Les cartes émise en vertu de la Loi 17 de l’Ontario
Pour ceux qui réussissent à obtenir leur carte de la CCQ, il y a l’aspect pervers. Détenteur de carte mais leur heures n’étant pas comptabilisé au registre de la CCQ, ceux-ci apparaissent comme en recherche d’emploi ainsi les BASSINS demeurent pleins ce qui empêchent les nouveaux applicants d’obtenir leur carte.
Les entrepreneur Québécois deviennent nettement perdants dans cette période de pénurie de main-d’œuvre.

5. Les bassins
Qu’est-ce que les bassin ont à voir dans la compétence d’un travailleur ? Nous croyons dans un système libre et si ce système de bassin existait dans la ligne national de hockey, il se pourrait que des joueurs comme Mario Lemieux et Guy Lafleur n’auraient jamais été connu du public.
Ce que nous disons, c’est que si vous voulez de la main-d’œuvre compétente, abandonnez ces bassins les meilleurs demeurons et les vraies incompétents s’en iront d’eux-mêmes.
Le Québec se dirige vers un gouffre au niveau de la relève. Il y aura bientôt plus de récipiendaires au fond de pension des travailleurs que de cotisants.

6. La réglementation extrême
Pourquoi est-il illégal de construire sa maison avec l’aide des ses voisins?
Pourquoi, lorsque je loue une partie de ma maison, je n’ai plus le droit de la peinturer ou d’y installer un bain?
Pourquoi un citoyen Ontarien, entrepreneur en construction , n’a pas le droit d’emmener ses hommes pour l’aider à se construire un chalet du coté Québécois sans que ceux-ci aient une carte de la CCQ ?
Pourquoi dans une petite communauté rurale, ou les travaux de construction sont minime, pourquoi faut-il que ce soit des gens de l’extérieur qui viennent effectuer les travaux ? Cela n’aide sûrement à garder les jeunes dans leur milieu.

La loi sur les relations de travail du Québec; ce que nous approuvons.
Pour nous la question des salaires et des avantages sociaux doit demeurer.
Nous croyons cependant que, au niveau résidentiel, ces salaires sont en partie responsables des prix élevés des maisons.
Nous croyons aussi que c’est une cause direct du marché au noir en région défavorisé. Comment un résident de Gaspé ou du Lac-Bouchette (Lac-St-Jean) peut-il se permettre d’engager un menuisier au taux horaires de $50 lorsqu’il en gagne seulement $15.= ?
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La loi sur les relations de travail du Québec;ce que nous voyons comme solution au conflit Ontario/Québec
· Comme le permet déjà la Loi sur les relations de travail, l’application de celle-ci peut varier selon les régions ou les zones limitrophes.
· L’Entente de 1993, même si elle n’était pas parfaite, avait fait disparaître la situation que nous , résidents Québécois travaillant en Ontario, vivons présentement.
· Cette Entente reflétait ce qui existe ailleurs au Canada,
· La question des baisses de salaires qui agaçait les Québécois travaillant au Québec pourrait être protégée par la Loi sur les normes du travail et indexée.
· Créer une zone tampon de chaque coté de la rive de l’Outaouais afin de permettre aux citoyens qui y vivent depuis toujours de vivre en harmonie. Cette proposition fut adoptée par une grande majorité de municipalités ainsi que de plusieurs associations d’entrepreneurs en construction des deux cotés de la rivière.

Conclusion
Il est temps de réaliser que cette Loi Québécoise doit s’ajuster à la réalité d’aujourd’hui. Le Québec ne peut continuer à s’isoler et doit apparenter son régime de relations de travail à celui de ses partenaires provinciaux. Il ne peut continuer à s’aliéner ses voisins tout en refoulant son surplus de main-d’œuvre dans les autres provinces tout en percevant les impôts de ces travailleurs.

Ces travailleurs à qui l’on refuse le droit de travailler dans leur propre province à moins qu’ils écrivent un examen pour faire reconnaître leurs compétences. Nous sommes solidaires des demandes faites par les Ontariens car sans accès aux chantiers Ontariens, nous devenons tous chômeur Québécois. Nous trouvons normal leur demande d’accès aux chantiers Québécois,

Il faut tout de même être sérieux et se poser la question
Pourquoi ces travailleurs devraient-ils être fiers d’être Québécois ?
Pourquoi devraient-ils encourager les commerçants Québécois?
Pourquoi ces travailleurs qui apportent des revenus important dans la Province de Québec, devraient-ils faire les frais de politiques qui ne visent qu’a protéger les travailleurs demeurant et gagnant leur vie au Québec?

Ces Québécois qui se voient ainsi rejetés ne font sûrement pas de bons ambassadeurs pour la province de Québec.

Jocelyn Dumais
Président ADAT
C/C Benoit Pelletier lib. Député de Chapleau

Dumais porte la cause en appel 2004-01-22

Carte de compétence, Dumais porte la cause en appel
Le Droit Le jeudi 22 janvier 2004 Jean-François Plante

Le président de l’Association pour le droit au travail (ADAT), Jocelyn Dumais, ne manque pas de ténacité. Après avoir essuyé un échec devant la cour du Québec le mois dernier dans le dossier des cartes de compétence des travailleurs de la construction, M. Dumais avait dit qu’il songeait à abandonner la lutte, mais il a finalement décidé revenir à la charge et demander au plus haut tribunal de la province de se prononcer.image002

« La décision du juge ne tenait pas compte du fait que l’Ontario a pris des mesures contre le Québec. Il y a des milliers de citoyens au Québec qui tentent de travailler dans l’industrie de la construction. Le juge n’a pas regardé le problème avec assez de profondeur, de là notre décision d’en appeler », a expliqué M. Dumais.
Le 19 décembre dernier, le juge Pierre Chevalier avait statué que la loi qui oblige les ouvriers de la construction à détenir un certificat de compétence pour travailler sur un chantier au Québec ne contrevient pas à la Charte canadienne des droits et liberté et que celle-ci était donc légale.
En contestant la décision du juge, le président de l’ADAT veut mettre toutes les chances de son côté en attendant le dénouement des négociations entre les gouvernements de l’Ontario et du Québec. « Nous avons confiance que les gouvernements arriveront à s’entendre et les discussions se poursuivent, mais vaut mieux avoir une police d’assurance et ne pas laisser tout entre les mains des gouvernements. S’ils en viennent à une entente favorable, on pourra toujours laisser tomber notre appel », a indiqué M. Dumais, hier après-midi.