Une zone d’harmonisation

Une zone d’harmonisation pour résoudre le problème de mobilité, c’est ce que l’on peut appeler  » ZONE DE BONS SENS  »
Gatineau Le vendredi, 08 avril 2004
Une telle zone pourrait très bien s’étendre aux autres domaines faisant partie de notre vie quotidienne. Voici donc quelques exemples de non-sens que doivent faire face les citoyens vivant de chaque coté de la rivière des Outaouais.
Ambulance 
Un québécois va suivre son cour d’ambulancier à Ottawa mais ne peut être reconnu comme compétent au Québec sauf.. s’il travaille pour une entreprise d’Ottawa et que les ambulanciers québécois ne peuvent suffire à la tâche.
 La pêche
Un doré voulant se venger de son attrapeur, a nagé dans la partie québécoise de la rivière des Outaouais où la pêche avec des mennées y est interdite. Résultat : Un garde de pêche québécois donne une contravention à ce pêcheur.
Les livres
Un éditeur d’Ottawa qui vend ses livres partout dans le monde mais dont les publications sont refusées par le ministère de l’éducation du Québec.
La Bière 
Un brasseur québécois qui exporte ses bières partout dans le monde mais se voit refuser ce choix à Ottawa.
Camionnage
Un camionneur ontarien, légal en Ontario mais illégal au Québec.
Un camionneur québécois, légal au Québec mais illégal en Ontario.
Essence 
Le gouvernement québécois a eu le bons sens d’harmoniser les taxes
Permis de conduire
N’est-il pas curieux nous n’ayons pas à changer de permis de conduire lorsque nous conduisons dans une autre province ou un état américain, bien que les lois y soient différentes ?
Bars 
Le gouvernement québécois a eu le bon sens d’harmoniser les heures de fermeture avec ceux d’Ottawa afin d’éliminer les actes de violences sur la Promenade du Portage.
Construction
Un menuisier clouant une barricade sur un pont inter-provincial devient tout à coup incompétent lorsqu’il doit clouer l’extrémité de son 2×4 se trouvant du coté québécois, parce qu ‘il ne détient pas une carte émise par la Commission de la construction du Québec.Ce pourrait-il que la partie ontarienne du pont Champlain soit moins sécuritaire que sa partie québécoise ?
Une famille
Il faudrait cesser de jouer à l’autruche, réaliser que nos deux rives sont inter reliées soient par des liens sanguins, politiques ( des politiciens ontariens, tout comme au niveau fédéral d’origine québécoise et vice versa) De gros vendeurs automobiles québécois vivant en Ontario et vice versa. La liste pourrait continuer pour y inclure les 30,000 québécois qui gagnent leur vie en territoire ontarien. C’est pourquoi je fais appel à cette population pour convaincre nos gouvernements ( Ontariens et Québécois) de créer cette zone afin de dénouer le problème de mobilité des travailleurs de la construction.
Appelez votre député, votre maire ou votre conseiller municipal.
Ne serait-il pas temps de ne plus se croire une famille, mais bien de vivre comme une famille.

Merci Jocelyn Dumais Président Association pour le droit au travail 769-0833

Publicités

Des ouvriers manifestent chez Labine

LeDroit_LOGOsDes ouvriers manifestent chez Labine
Le Droit – Mardi 14 décembre 1993
Jules Richer,

Une centaine d’ouvriers de la construction ont manifesté, hier après-midi, devant la demeure du maire de Gatineau, Robert Labine.
Tout en scandant des slogans comme «Labine = le pouvoir aux riches», «Labine, la loi 142 on n’en veut pas» et «Labine, le parrain», les travailleurs, des syndiqués de la CSN et de la FTQ, ont défilé pacifiquement devant la maison de la rue Hillcrest.
Ils ont pris M. Labine pour cible parce que celui-ci se serait montré favorable au travail au noir.

«M. Labine a endossé les positions de l’ADAT (Association pour le droit au travail), lors d’une séance du conseil municipal», a expliqué Léopold Marion, président régional de la CSN-Construction.
De plus, M. Marion a rappelé que le maire Labine avait pris part au Sommet de la construction, en novembre, à titre de représentant de la l’APCHQ, une association de constructeurs qui appuie le projet de loi 142. Ce projet prévoit notamment la déréglementation du secteur résidentiel.
«En plus d’être maire, c’est aussi un entrepreneur et un promoteur qui appuie la loi 142», a dit M. Marion.

Il faut ajouter que cette manifestation coïncidait avec l’adoption, hier, d’une loi matraque par l’Assemblée nationale qui prévoit de lourdes amendes pour les ouvriers et les syndicats qui feront la grève.Le maire Labine ne se trouvait pas en ville, hier: il était encore en Floride où il s’afférait à mettre la dernière main au budget de la ville.
Après avoir défilé pendant une demie heure, le groupe de syndiqués s’est ensuite rendu quelques rues plus loin, devant une maison construite par l’ADAT, dont la vente devrait servir à financer les activités de l’association. Encore là, pas de casse: la police de Gatineau, qui avait dépêché quatre voitures, et le service d’ordre des manifestants veillaient.

M. Marion a expliqué qu’il n’était pas question de recourir à la violence et que son syndicat et la FTQ avaient pris tous les moyens pour l’éviter.Il a reconnu que les images de violence que la télévision avait diffusées au début des moyens de pression des travailleurs de la construction n’avaient pas aidé leur cause.
Par ailleurs, question grève, il faut rappeler que l’Outaouais a fait bande à part jusqu’à maintenant. Contrairement au Saguenay-Lac-Saint-Jean et à Montréal, les ouvriers de la région n’ont pas suivi le mot d’ordre et les chantiers ont poursuivi leurs activités comme à l’accoutumée.

ILLUSTRATION

Photographe: Lafleur, Michel

Une centaine d’ouvriers de la construction ont pris le maire de Gatineau et entrepreneur, Robert Labine, comme cible de leur manifestation, hier, parce que celui-ci se serait déjà montré favorable au travail au noir.

Le travail au noir retient l’attention

LeDroit_LOGOs

Le travail au noir retient l’attention du Sommet de la construction
Le Droit – 30 octobre 1993
Jules Richer
L’APCHQ rêve d’un «virage au blanc»>
La lutte contre le travail au noir a finalement réussi à rallier les participants du Sommet de la construction, qui se terminait hier à Dorval, en banlieue de Montréal.

Campés dans leurs positions, les participants n’avaient pas réussi jusqu’alors à dégager de consensus sur aucun des points majeurs à l’ordre du jour.
Deux propositions, une répressive et l’autre incitative, ont été adoptées à l’unanimité pour combattre le travail au noir. Un comité comprenant tous les membres de l’industrie sera également mis sur pied pour tenter de régler la totalité du problème.
En somme, le message de Jocelyn Dumais, de l’Association pour le droit au travail, n’a pas passé. Celui-ci a d’ailleurs été expulsé manu militari du sommet par un groupe de syndiqués au cours de la matinée d’hier.
M. Dumais a été cerné dans un couloir par une vingtaine d’hommes bien bâtis, juste après qu’il eut tenté de présenter une bande vidéo montrant l’arrestation d’un homme de Gatineau surpris à effectuer du travail au noir. Bousculé et invectivé une scène dont

LeDroit a été témoin -, M. Dumais a été poussé dans un ascenseur où on lui a alors dit de ne plus remettre les pieds dans la salle du sommet. Vu «l’instance», il a obéi.
Dans une entrevue réalisée plus tard, M. Dumais a dénoncé la «pourriture et la cochonnerie» du système. Selon lui, son expulsion prouve que les syndicats sont à la solde de la Commission de la construction du Québec (CCQ).
Répression ou discipline?

La première proposition pour tenter d’enrayer le travail au noir a été présentée par la CSN. La centrale a reçu l’appui du sommet pour inciter Québec à donner davantage de pouvoirs aux inspecteurs de la CCQ afin d’épingler les contrevenants et de stopper immédiatement le travail sur un chantier qui n’est pas en règle.Gérard Larose, président de la CSN, a soutenu que ces mesures «n’en appelaient pas à la répression mais à la discipline».
Pour ne pas être de reste, les entrepreneurs ont aussi présenté leur résolution. À la suggestion de l’Association des constructeurs d’habitation (APCHQ), le gouvernement devrait mettre sur pied un système de crédits d’impôt pour certains travaux (rénovations et construction de maisons de 120 000 $ ou moins). Il suffirait de faire la preuve qu’ils ont été exécutés par des ouvriers qualifiés pour obtenir les crédits qui atteindraient 10 % de la valeur totale des travaux.
«Pour que le programme atteigne le point de rentabilité, il suffirait que 20 à 25 % des travaux actuellement effectués au noir virent au blanc», a noté l’APCHQ dans sa présentation.

À la fin du sommet, le ministre du Travail, Normand Cherry, a expliqué qu’il allait tenter de vendre le programme à ses collègues ministres, sans bien sûr prendre d’engagement quant date d’entrée en vigueur.
Quant à l’autre proposition, M. Cherry a semblé la rejeter en disant qu’il existait déjà des mesures réglementaires permettant d’augmenter la surveillance sur les chantiers.
Des consensus
M. Cherry estime que l’expérience du sommet est réussie. Elle a permis, d’après lui, de rassembler autour d’une table des personnes qui ne s’étaient pas parlées depuis des années, puis à dégager des consensus.
«La grande gagnante du sommet, c’est l’image de l’industrie de la construction. C’est un signal que l’industrie a besoin de donner à l’ensemble de l’activité économique au Québec: nous sommes prêts à avoir une approche nouvelle et nous sommes prêts à nous associer», a-t-il souligné.

Les syndicats ont également chanté les louanges de ce grand forum qui réunissait 400 personnes. «Nous avons réalisé un travail important, pas seulement par des consensus formels mais aussi par la dynamique qui s’y est établie», a dit Gérald Larose, de la CSN.

Quelques voix discordantes ont cependant retenti. «Au chapitre des relations de travail, il ne s’est absolument rien passé, rien a changé. Pourquoi y a-t-il du travail au noir? C’est quoi la source? C’est le système actuel de réglementation», a souligné Omer Rousseau, de l’Association des entrepreneurs en construction du Québec.

ILLUSTRATION

Jocelyn Dumais, de l’Association pour le droit au travail, que l’on voit ici devant le chantier d’une maison construite par des travailleurs au noir, a été expulsé du Sommet de la construction par des syndiqués qui lui ont conseillé de ne pas remettre les pieds dans la salle

L’ADAT est fin prête avec sept résolutions

L’ADAT est fin prête avec sept résolutions
En vue du Sommet de la construction, du 27 au 29 octobre

Le Droit – Vendredi 15 octobre 1993
France Pilon

L’Association pour le droit au travail (ADAT) profitera du Sommet de la construction, qui aura lieu à Montréal les 27, 28 et 29 octobre, pour exiger l’abolition des barrières dans l’industrie de la construction, son cheval de bataille depuis des mois.

Jocelyn Dumais, le président de l’ADAT, soutient que les décisions récentes des municipalités ontariennes de boycotter les entrepreneurs et les travailleurs québécois commencent à se faire sentir. «Il faut absolument que Québec ouvre ses frontières, sinon la situation va empirer», a ajouté M. Dumais. Des travailleurs québécois songent sérieusement à déménager en Ontario. C’est l’Outaouais québécois qui va en souffrir.»
M. Dumais déplore le fait que le gouvernement ontarien n’ait pas été invité au Sommet de la construction.
L’ADAT a fait parvenir sept résolutions qui y seront débattues. L’organisme veut l’abolition des quotas ou des bassins de travailleurs dans les régions. Il plaide aussi pour la formation en milieu de travail avec des examens à compléter, soit 25 % de théorie et 75 % de pratique. De plus, l’ADAT veut la reconnaissance des examens subis hors province, en autant que ceux-ci soient similaires à ceux obtenus au Québec. de ses employés songeaient à donner une adresse d’un ami ou d’un parent en Ontario pour garder leur droit de travailler de l’autre côté de la rivière. M. Dulepka, dont les employés sont à 89 % Québécois, pense que si la situation ne change pas, ses activités pourraient être paralysées.

Il craint aussi des actes de violence chez les travailleurs. «Les gars sont ‘crinqués’. J’ai peur d’une révolte», a dit l’entrepreneur.
Le boycott des entreprises québécoises pourrait faire perdre de 12 à 15 millions $ chez le marchand de bois Pilon Ltée, a indiqué Roland Lavoie, de chez Pal. L’entreprise fait environ 20 millions $ d’affaires avec l’autre côté de la rivière.
Parce que Québec refuse l’accès aux travailleurs ontariens, toutes les municipalités de la MROC, à l’exception de Vanier, ont annoncé des mesures de rétorsion visant à restreindre l’entrée des travailleurs et des entreprises québécoises sur le territoire ontarien.

«Nous avons assez de problèmes avec la récession, pourquoi en créer avec des barrières qui empêchent les gens de travailler?» a conclu M. Dulepka.

L’ADAT crie déjà victoire

LeDroit_LOGOs

L’ADAT crie déjà victoire
Le Droit – Mardi 28 septembre 1993
Joel-Denis Bellavance

L’Association pour le droit au travail (ADAT) a crié victoire, hier, quand le gouvernement de l’Ontario a annoncé d’importantes mesures de représailles contre la province de Québec, notamment dans l’industrie de la construction.

Son président, Jocelyn Dumais,1993-09-28 Le droit qui mène une bataille de tous les instants pour que le gouvernement québécois change les règlements dans cette industrie, a déclaré au Droit que cette décision de Queen’s Park constituait un pas vers la résolution de cette épineuse question.
«C’est ce que nous voulions que le gouvernement de l’Ontario fasse, qu’il mette de la pression sur le gouvernement du Québec en imposant des sanctions. Maintenant, il ne fait aucun doute que Québec devra agir dans ce dossier», a soutenu M. Dumais.Ce dernier est allé jusqu’à bloquer le pont Cartier-Macdonald, l’été dernier, dans le but de forcer la main au gouvernement du Québec.

«Les jours de la Commission de la construction du Québec sont comptés. Ces mesures de l’Ontario sont encore plus sévères que celles que le Nouveau-Brunswick a imposées (il y a quelques mois)», a encore dit M. Dumais.
Les membres de l’ADAT n’auront peut-être plus besoin de vendre la maison qu’ils sont à construire à Gatineau afin de payer les frais judiciaires d’une contestation des lois québécoises régissant l’industrie de la construction.

«Nous allons devoir la donner à une oeuvre de charité puisque les choses vont sûrement débloquer», a conclu Jocelyn Dumais.
Interrogée au sujet de l’élan protectionniste du gouvernement ontarien, le maire d’Ottawa, Jacquelin Holzman, a indiqué qu’elle recommandera à ses collègues du conseil municipal d’emboîter le pas à la province dès leur prochaine réunion.

«La province s’est finalement rendue compte de tous les problèmes que les lois du Québec nous causaient. Je compte proposer au conseil municipal d’aller aussi loin que le gouvernement ontarien», a-t-elle dit.
Pas le choix
De son côté, le président de la Municipalité régionale d’Ottawa-Carleton, Peter Clark, a indiqué qu’il était temps que la province mette le pied à terre.

«Nous avons fait tous les efforts pour convaincre le gouvernement du Québec de changer ses lois, mais il ne les a pas encore changées. Ce n’est pas quelque chose que nous aimons, mais nous n’avons pas le choix», a dit le président régional qui se trouvait à Toronto, hier, quand la ministre de l’Industrie et du Commerce, Frances Lankin, a annoncé les mesures de représailles.

M. Clark a dit estimer que cette décision de Queen’s Park contribuera à une résolution rapide du litige entre l’Ontario et le Québec, ajoutant qu’il ne voyait pas là le début d’une guerre commerciale sans fin: «Dans la région, tout le monde, y compris les élus de l’autre côté de la rivière, est favorable à l’abolition des obstacles à la libre circulation au Québec. J’espère que toute cette affaire se réglera rapidement.»

La MROC doit elle aussi adopter des mesures semblables au début du mois de novembre. Les fonctionnaires régionaux sont à dresser une liste de représailles, mais le président régional a indiqué que des mesures, telles que l’achat d’autobus uniquement en Ontario, s’appliqueront immédiatement.

La MROC achète en moyenne 35 autobus par année de la compagnie québécoise Nova, ce qui représente une somme de six millions $.

ILLUSTRATION
Le président de l’Association pour le droit au travail, Jocelyn Dumais, estime que la décision de Queen’s Park constitue un pas vers la résolution de la question de la libre circulation des travailleurs entre le Québec et l’Ontario.