Rencontre positive avec le ministre du travail

Rencontre positive avec le ministre du travail du Québec, Laurent Lessard
ADAT – Le Lundi 12 décembre 2005 – Jocelyn Dumais –
Parce que nous craignons qu’une Entente ‘’ sans contenu ’’soit signée, nous avons demandé à rencontrer le ministre du travail du Québec.
La rencontre, organisée par notre ministre responsable de l’Outaouais Benoît Pelletier, fut très positive en ce sens que nous avons obtenu que le ministre Lessard s’engage a venir rencontrer les travailleurs ici, en Outaouais.
Je tiens à remercier le ministre Laurent Lessard pour nous avoir accordé plus de temps que prévu pour cette rencontre, ceci démontre l’intérêt qu’il accorde à notre situation.

Nous l’avons invité a venir constater par lui même, la situation que vivent ces travailleurs et pourquoi ils revendiquent le droit de travailler au Québec en toute liberté. Il s’agit aussi de démontrer que même si ces travailleurs ne détiennent pas de carte de ‘’ compétence ‘’, ils sont en mesure de démontrer que leurs connaissances et leurs habilités à performer sont souvent supérieures à ce que l’on retrouve au Québec.L’entrepreneur (briqueteur) Rocco Guido sera en mesure de montrer le Stade des Lynx dont il avait le contrat de brique et de pierre, avec des travailleurs sans-carte, d’autres pourront montrer le nombre impressionnant de maison en construction a Ottawa qui se font sans avoir de carte comme celles qui existent au Québec.En fait, le but de l’exercice servira à trouver un moyen de faire reconnaître les expériences de travail de personnes qui oeuvrent dans le domaine de la construction depuis un certain nombre d’année.Enfin, cette visite a pour but principal de convaincre le ministre de signer une Entente sur la mobilité avec l’Ontario.
Un Entente qui reconnaît la spécificité limitrophe, tout le long de la ligne nord-sud Ontario-Québec.
Une Entente avec exception dans la Loi sur les Relations de travail du Québec comme c’est le cas présentement pour les travaux dans la région de la Baie-James.
Une Entente qui reconnaît notre désir de vivre en harmonie avec nos amis et les membres de notre famille qui vivent de chaque coté de la rivière des Outaouais.
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Cartes de compétence:

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Cartes de compétence: quand la bureaucratie <<emmèle>>
Le Droit, mardi 30 avril 2001Patrick Duquette

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Patrick Lachance essaie depuis longtemps, sans succès, d’obtenir sa carte de compétence comme plâtrier

Le gouvernement du Québec a beau avoir mis en place des assouplissements, le mois dernier, il n’est toujours pas simple d’obtenir un certificat de compétence pour travailler sur les chantiers de construction.
Patrick Lachance, un plâtrier, en a fait l’amère expérience. Sans succès, l’Aylmerois tente depuis des mois, sinon des années, de régulariser sa situation auprès de la Commission de la construction du Québec (CCQ). Et il ne serait pas le seul à s’y cogner le nez, selon l’Association pour le droit au travail (ADAT).

L’ouvrier de 32 ans se heurte à une bureaucratie lourde et tâtillonne chaque fois qu’il tente de faire reconnaître des compétences. M. Lachance veut se mettre en règle pour travailler sur les chantiers, après des années à oeuvrer, à son compte, dans le domaine de la rénovation.
Ses visites répétées aux bureaux de la CCQ (sept depuis janvier) se sont avérées vaines. Chaque fois, un fonctionnaire le retourne chez lui avec de nouvelles exigences à remplir, de nouveaux documents à fournir.

«J’en viens à penser que peu importe les documents que je leur montre, ils vont tout le temps me refuser», dit-il en entretien avec Le Droit.

Pourtant, M. Lachance connaît son métier. À 14 ans, il faisait déjà des travaux de plâtrage pour la compagnie de son père. Il a eu, pendant des années, sa propre compagnie de rénovation. Aujourd’hui, il se bat sur deux fronts pour faire reconnaître les 6000 heures nécessaires pour passer son examen de compagnon-plâtrier et les 1500 heures pour travailler comme apprenti en Ontario.

Mais la CCQ n’est toujours pas convaincue de sa compétence même s’il conserve, pour la prouver, ses rapports d’impôts, factures et T-4 depuis… 1987. «J’ai tout, de A à Z, dit-il, en étalant sur la table le contenu d’un épais dossier. Des fois, j’ai l’impression qu’ils ne se donnent pas la peine de vérifier.»
Des fois, M. Lachance a le goût de crier. Comme la dernière fois que les fonctionnaires ont refusé de reconnaître ses heures. Cette fois, c’était parce que les factures ne précisaient pas si les travaux avaient été effectués dans une «unifamiliale neuve ou occupée, multifamiliale, commerciale ou industrielle». «Ils me bloquent pour des niaiseries», laisse-t-il tomber, découragé.

La règle

Le cas de M. Lachance n’est pas une exception, mais bien la règle, soutient pour sa part Jocelyn Dumais de l’Association pour le droit au travail. Les exigences de la CCQ restent un véritable dédale administratif. «Et les assouplissements mis en place par Québec (à la suite de l’entrée en vigueur de la loi 17 en Ontario) sont de la poudre aux yeux», dit-il.

«Faut réellement le voir pour comprendre la complexité du système de certification. Et Patrick est chanceux parce que je l’ai aidé, étape par étape, à y voir clair. Mais celui qui n’a pas d’assistance, c’est simple, il se décourage bien net.»

Joint hier, un porte-parole de la CCQ n’avait pu nous revenir avec des explications en fin d’après-midi.

Des fonds US $ pour l’ADAT

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Le Droit – Samedi 1 mai 1999
MATHIEU TURBIDE
L’Association pour le droit au travail (ADAT), qui lutte contre la syndicalisation obligatoire, est financée par des Américains en guerre contre les syndicats. L’ADAT a déjà reçu 10 000 $US et s’apprête à en recevoir davantage. Par ailleurs, le gouvernement du Québec entend porter plainte contre l’Ontario dans le dossier de la mobilité des travailleurs de la construction.
L’ADAT ne s’en cache pas

Manifestant

Un agent de l’escouade tactique de la Sûreté du Québec repousse un travailleur québécois de la construction lors de la manifestation sur les ponts de la région. L’Association pour le droit au travail reçoit l’appui financier d’un groupe américain qui est en guerre ouverte contre les syndicats.

Des fonds américains soutiennent la cause
L’Association pour le droit au travail (ADAT), qui mène la lutte contre la syndicalisation obligatoire dans l’industrie québécoise de la construction, est financée par un groupe du sud des États-Unis en guerre ouverte contre les syndicats, a appris Le Droit.

Le président de l’ADAT, Jocelyn Dumais, ne s’en cache pas. Son association a déjà reçu 10 000 $US de l’organisation Right to Work Foundation (la Fondation pour le droit au travail). «Nous avons même reçu une lettre d’eux, en février dernier, nous promettant une autre contribution de 10 000 $US. Ils croient en notre cause et ils ont décidé de l’appuyer financièrement», explique-t-il.
Les contributions de la fondation Right to Work sont de loin les plus importantes de l’ADAT, admet M. Dumais. De fait, le don le plus important provenant de la région ou du Canada était d’environ 1600 $. «On reçoit beaucoup de contributions de partout au Canada, mais surtout des chèques de 50 $ ou de 100 $», fait-il remarquer.Curieusement, les appuis provenant de l’Outaouais québécois se font plus rares, déplorent les dirigeants de l’ADAT. «À part des entreprises comme Cro-Mex ou Brigil ,qui ont parlé publiquement pour nous, les appuis sont plutôt rares dans la région. Brigil, c’en est un qui nous a aidé en nous achetant des pages de publicité. (…) On essaie justement de susciter plus de dons dans la communauté de l’Outaouais en montrant qu’on reçoit de l’aide de groupes des États-Unis comme Right To Work», ajoute M. Dumais.

Selon lui, les compagnies de construction de l’Outaouais ont peur de s’associer à l’ADAT parce qu’elles craignent des représailles de la Commission de la construction du Québec. «Certaines compagnies se font harceler par les inspecteurs de la CCQ, parce qu’elles nous ont appuyés», soutient l’un des dirigeants de l’ADAT, André Gareau.
Il faut dire que la cause de l’ADAT coûte cher à défendre. L’association est maintenant devant la Cour suprême pour faire valoir le droit des employés de ne pas se syndiquer et de ne pas payer la contribution syndicale. Pour ce faire, l’ADAT a fait appel au prestigieux avocat montréalais Julius Grey. Au total, selon M. Gareau, les démarches devant les tribunaux ont coûté près de 100 000 $.
Les syndicats sautent sur l’occasion pour miner la crédibilité de l’ADAT.
«(…) Le mouvement Droit au travail (est) un groupe américain d’organismes anti-syndicaux qui ont dévasté les conditions de travail dans le sud des États-Unis et qui financent les efforts de Jocelyn Dumais pour détruire les lois du travail au Québec», dénonce Joseph Maloney, directeur du département des métiers de la construction, un syndicat ontarien qui souhaiterait voir l’Ontario adopter un système de cartes de compétence similaire à celui du Québec.
Contre-attaque Mais Jocelyn Dumais contre-attaque. «À ce que je sache, le mouvement syndical, à ses débuts, a été financé par la mafia et par des organisations communistes. Je n’ai pas de leçons à recevoir de ce syndicaliste. Je suis prêt à affronter n’importe qui là-dessus dans un débat public. Je leur lance le défi», réplique le président de l’ADAT, qui a rencontré les dirigeants du groupe Right to Work pour la première fois en 1995.
«Je pense que je les ai convaincus en leur soulignant que les États-Unis étaient toujours là pour aider partout à travers le monde lorsque les droits de la personne sont bafoués. Je leur ai dit qu’ici, à quelques heures de route de chez eux, il y a des travailleurs qui se font emprisonner parce qu’ils n’ont pas payé une contribution syndicale. Ils ont trouvé ça dégradant», se souvient-il.
Right to Work a été fondé en 1968 et se bat pour «défendre les droits des victimes des abus du syndicalisme obligatoire». Son lobby a réussi à convaincre 21 États américains – surtout ceux du Sud – à adopter des lois de «droit au travail», qui permettent aux employés de ne pas payer de cotisations syndicales. Le groupe finance actuellement 400 batailles juridiques contre des syndicats américains.