We have the right to work

1997-06-23 Ottawa Citizen We have the right to work

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We have the right to work

1997-06-23 Ottawa Citizen We have the right to work

Déni de droit de parole 1993-11-11

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Déni de droit de parole
Le Droit -Éditorial – Jeudi 11 novembre 1993
Lanthier, Manon
Enfin (vint) le Sommet de la construction, jour tant attendu par nos députés qui ne savaient plus que promettre ou faire pour se sortir d’une situation plus qu’ennuyeuse. Comment expliquer à la population et aux autres gouvernements que celui du Québec avait mis en place une loi pour protéger la paix publique contre les méfaits de certains éléments syndicaux, garantir une certaine compétence dans l’industrie de la construction? Cette loi est administrée par des boucs-émissaires, des syndicats, la Commission de la construction du Québec. On l’a vu au Sommet quand j’ai essayé de faire visionner (aux participants) les basses actions des inspecteurs. Ce ne sont pas les policiers qui m’ont jeté dehors mais bien les goons des syndicats.

À cette table ronde à laquelle on avait invité que les intervenants des syndicats et des associations patronales favorables au présent système, on avait pris soin, pour la forme, d’inviter cinq autres associations pas trop dérangeantes, sans leur donner un droit de vote et en les prévenant de ne pas laisser leur siège à un autre intervenant (genre Jocelyn Dumais) pouvant déranger l’harmonie.

Merci à Robert Labine qui a su faire passer une partie du message que nous voulions adresser au ministre du Travail. Nous devrons cependant patienter pour que le projet de loi soit déposé avant d’émettre d’autres commentaires, tout en poursuivant notre combat afin de légaliser le travail.

Jocelyn Dumais,
président,
Association pour le droit au travail,
Gatineau

Une maison pour ne plus avoir à travailler au noir

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Le Droit – Mardi 27 juillet 1993
Photographe: Michel Lafleur

L’Association du droit au travail, qui revendique l’abolition des barrières dans le domaine de la construction entre l’Ontario et le Québec, a décidé de bâtir une maison pour financer ses futures démarches en cour contre la Commission de la construction du Québec (CCQ).1995-07-22 le droit

Le président de l’ADAT, Jocelyn Dumais, est confiant de vendre cette maison pour plus de 150 000 $. Des travailleurs du Québec et de l’Ontario unissent leurs efforts pour ériger les fondations de cette résidence, sur le boulevard La Vérendrye, à Gatineau. Ils paient eux-mêmes les matériaux et oeuvrent bénévolement. L’excavation commencera aujourd’hui. L’association se bat aussi contre le principe que les cartes de compétence au Québec servent de permis de travail. Elle affirme que cela force ses membres à travailler au noir.

Ponts obstrués: la police sera aux aguets

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Ponts obstrués: la police sera aux aguets
Le Droit – Mardi 6 juillet 1993
Lanthier, Manon

Au lendemain du blocage surprise des ponts enjambant la rivière des Outaouais, les policiers d’Ottawa seront aux aguets afin d’éviter que ce genre de manifestation ne se reproduise.
Les ponts McDonald-Cartier et Alexandria, est-il besoin de le rappeler, ont été obstrués, tôt hier matin, par des travailleurs de la construction irrités.
«Nos agents patrouilleront les ponts pour que ça ne se produise plus, a assuré le sergent Ray Draper, de la Police d’Ottawa. S’ils essayent de le faire de nouveau, des accusations seront portées.»

Puisqu’ils ont collaboré en se pliant aux ordres des policiers dépêchés sur les ponts, aucune accusation n’a été portée contre les membres de l’Association du droit au travail (ADAT) et leur président Jocelyn Dumais.Les membres de l’ADAT ont bloqué les deux principaux ponts pendant près d’une heure pour protester contre les barrières entre l’Ontario et le Québec dans le domaine de la construction.Comme ils étaient sur la rive ontarienne, la Sûreté du Québec ne portera pas d’accusation non plus. Elle a toutefois participé à la réouverture du pont Macdonald-Cartier.
Le blocage a créé des bouchons de plus de deux kilomètres sur les autoroutes 5 et 50. Les automobilistes, frustrés et impatients, y allaient d’injures de toutes sortes. Certains ne voyaient pas l’heure de se rendre au travail.

«On va perdre des heures de travail. Il me semble qu’ils auraient pu prendre un autre moyen», a déploré l’un d’eux.D’autres ne comprenaient pas le motif du blocage. «Monsieur, vous n’avez pas de tête sur les épaules.»Jocelyn Dumais s’est dit convaincu que son action était la bonne pour sensibiliser la population au problème. «Si on a bloqué le pont juste une heure, c’est justement pour ne pas prendre la population en otage», a-t-il soutenu sur les ondes de CJRC, en fin d’après-midi hier.

Ce que les travailleurs et entrepreneurs ontariens et québécois membres de l’ADAT veulent, c’est que le «gouvernement québécois relâche cette loi de fous» qui empêche les travailleurs et compagnies ontariennes d’oeuvrer librement au Québec, alors que l’inverse est possible.
S’il est réellement sérieux, que le gouvernement impose un moratoire de trois mois», a dit l’entrepreneur au journal LeDroit.Ce blocage s’inscrit alors que les gouvernements municipal et régional envisagent d’imposer des barrières aux milliers de travailleurs de la construction de l’Outaouais qui traversent les ponts chaque matin.«On comprend le tort que ça va causer, mais ça va être temporaire. On a des actions prévues pour trois mois d’avance», a confié Jocelyn Dumais, en ajoutant que «l’effet de surprise comptait pour 50 % du résultat.»

À quelques exceptions près, tous les intervenants politiques et syndicaux ont appuyé les revendications de l’ADAT, mais ils ont déploré le moyen de pression choisi.

ILLUSTRATION

Photographe: Morin, Étienne

Malgré le chaos occasionné par le blocage des ponts, hier matin, Jocelyn Dumais (en médaillon), président de l’Association du droit au travail, croit que les automobilistes comprendront la situation. Si, comme ils l’annoncent, les membres de l’ADAT devaient récidiver, les policiers ont déjà indiqué qu’ils déposeraient alors des accusations.

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