L’Association pour le droit au travail appuie Norm MacMillan

LeDroit_LOGOs

L’Association pour le droit au travail appuie Norm MacMillan
Le Droit – Éditorial Mardi 22 mars 1994
Si la mémoire est une faculté qui oublie, il faudrait qu’elle fasse exception dans le cas du député de Papineau Norm MacMillan.

Les travailleurs, avant que la Loi 142 ne soit adoptée, devaient se cacher ou encore devaient conduire deux heures par jour pour aller travailler à Kanata ou Orléans, dans le seul but de gagner leur vie et celle de leurs enfants. Cela simplement parce qu’un gouvernement avait voté une loi qui les rendait illégaux dans leur propre province, un gouvernement qui se voulait représentatif du peuple mais qui, hélas, préféra se vendre aux syndicats.
Ceux-ci dictèrent au gouvernement sa ligne de conduite dans le domaine de la construction, rendant illégal le fait de travailler sans une carte soi-disant de compétence.
Le plan était simple: légiférer afin de forcer tout travailleur dans la province à obtenir un permis de travail; obliger tout détenteur de ce permis d’appartenir à un syndicat et former une commission qui se chargerait de faire la collecte des cotisations syndicales.

En retour les syndicats, avec cette source de revenus garantis, promirent leur appui à ce qui se voulait le parti du peuple, le Parti québécois.
Les travailleurs ainsi que les maires et les conseillers de chacune des municipalités de l’Outaouais qui ont appuyé la démarche de l’ADAT (abolir ces permis de travail et la CCQ) ne devraient pas oublier que M. MacMillan est le député qui nous a supporté le plus dans cette démarche. Il continue à le faire. Peut-être n’a-t-il pas obtenu l’autoroute 50 mais, au moins, il a obtenu le droit au travail pour tous les travailleurs de son comté.

Nous espérons que ses concitoyens sauront lui dire merci lors du prochain scrutin.
Jocelyn Dumais,
président,
Association pour le droit au Travail (ADAT)

Publicités

L’ADAT est fin prête avec sept résolutions

L’ADAT est fin prête avec sept résolutions
En vue du Sommet de la construction, du 27 au 29 octobre

Le Droit – Vendredi 15 octobre 1993
France Pilon

L’Association pour le droit au travail (ADAT) profitera du Sommet de la construction, qui aura lieu à Montréal les 27, 28 et 29 octobre, pour exiger l’abolition des barrières dans l’industrie de la construction, son cheval de bataille depuis des mois.

Jocelyn Dumais, le président de l’ADAT, soutient que les décisions récentes des municipalités ontariennes de boycotter les entrepreneurs et les travailleurs québécois commencent à se faire sentir. «Il faut absolument que Québec ouvre ses frontières, sinon la situation va empirer», a ajouté M. Dumais. Des travailleurs québécois songent sérieusement à déménager en Ontario. C’est l’Outaouais québécois qui va en souffrir.»
M. Dumais déplore le fait que le gouvernement ontarien n’ait pas été invité au Sommet de la construction.
L’ADAT a fait parvenir sept résolutions qui y seront débattues. L’organisme veut l’abolition des quotas ou des bassins de travailleurs dans les régions. Il plaide aussi pour la formation en milieu de travail avec des examens à compléter, soit 25 % de théorie et 75 % de pratique. De plus, l’ADAT veut la reconnaissance des examens subis hors province, en autant que ceux-ci soient similaires à ceux obtenus au Québec. de ses employés songeaient à donner une adresse d’un ami ou d’un parent en Ontario pour garder leur droit de travailler de l’autre côté de la rivière. M. Dulepka, dont les employés sont à 89 % Québécois, pense que si la situation ne change pas, ses activités pourraient être paralysées.

Il craint aussi des actes de violence chez les travailleurs. «Les gars sont ‘crinqués’. J’ai peur d’une révolte», a dit l’entrepreneur.
Le boycott des entreprises québécoises pourrait faire perdre de 12 à 15 millions $ chez le marchand de bois Pilon Ltée, a indiqué Roland Lavoie, de chez Pal. L’entreprise fait environ 20 millions $ d’affaires avec l’autre côté de la rivière.
Parce que Québec refuse l’accès aux travailleurs ontariens, toutes les municipalités de la MROC, à l’exception de Vanier, ont annoncé des mesures de rétorsion visant à restreindre l’entrée des travailleurs et des entreprises québécoises sur le territoire ontarien.

«Nous avons assez de problèmes avec la récession, pourquoi en créer avec des barrières qui empêchent les gens de travailler?» a conclu M. Dulepka.

L’ADAT crie déjà victoire

LeDroit_LOGOs

L’ADAT crie déjà victoire
Le Droit – Mardi 28 septembre 1993
Joel-Denis Bellavance

L’Association pour le droit au travail (ADAT) a crié victoire, hier, quand le gouvernement de l’Ontario a annoncé d’importantes mesures de représailles contre la province de Québec, notamment dans l’industrie de la construction.

Son président, Jocelyn Dumais,1993-09-28 Le droit qui mène une bataille de tous les instants pour que le gouvernement québécois change les règlements dans cette industrie, a déclaré au Droit que cette décision de Queen’s Park constituait un pas vers la résolution de cette épineuse question.
«C’est ce que nous voulions que le gouvernement de l’Ontario fasse, qu’il mette de la pression sur le gouvernement du Québec en imposant des sanctions. Maintenant, il ne fait aucun doute que Québec devra agir dans ce dossier», a soutenu M. Dumais.Ce dernier est allé jusqu’à bloquer le pont Cartier-Macdonald, l’été dernier, dans le but de forcer la main au gouvernement du Québec.

«Les jours de la Commission de la construction du Québec sont comptés. Ces mesures de l’Ontario sont encore plus sévères que celles que le Nouveau-Brunswick a imposées (il y a quelques mois)», a encore dit M. Dumais.
Les membres de l’ADAT n’auront peut-être plus besoin de vendre la maison qu’ils sont à construire à Gatineau afin de payer les frais judiciaires d’une contestation des lois québécoises régissant l’industrie de la construction.

«Nous allons devoir la donner à une oeuvre de charité puisque les choses vont sûrement débloquer», a conclu Jocelyn Dumais.
Interrogée au sujet de l’élan protectionniste du gouvernement ontarien, le maire d’Ottawa, Jacquelin Holzman, a indiqué qu’elle recommandera à ses collègues du conseil municipal d’emboîter le pas à la province dès leur prochaine réunion.

«La province s’est finalement rendue compte de tous les problèmes que les lois du Québec nous causaient. Je compte proposer au conseil municipal d’aller aussi loin que le gouvernement ontarien», a-t-elle dit.
Pas le choix
De son côté, le président de la Municipalité régionale d’Ottawa-Carleton, Peter Clark, a indiqué qu’il était temps que la province mette le pied à terre.

«Nous avons fait tous les efforts pour convaincre le gouvernement du Québec de changer ses lois, mais il ne les a pas encore changées. Ce n’est pas quelque chose que nous aimons, mais nous n’avons pas le choix», a dit le président régional qui se trouvait à Toronto, hier, quand la ministre de l’Industrie et du Commerce, Frances Lankin, a annoncé les mesures de représailles.

M. Clark a dit estimer que cette décision de Queen’s Park contribuera à une résolution rapide du litige entre l’Ontario et le Québec, ajoutant qu’il ne voyait pas là le début d’une guerre commerciale sans fin: «Dans la région, tout le monde, y compris les élus de l’autre côté de la rivière, est favorable à l’abolition des obstacles à la libre circulation au Québec. J’espère que toute cette affaire se réglera rapidement.»

La MROC doit elle aussi adopter des mesures semblables au début du mois de novembre. Les fonctionnaires régionaux sont à dresser une liste de représailles, mais le président régional a indiqué que des mesures, telles que l’achat d’autobus uniquement en Ontario, s’appliqueront immédiatement.

La MROC achète en moyenne 35 autobus par année de la compagnie québécoise Nova, ce qui représente une somme de six millions $.

ILLUSTRATION
Le président de l’Association pour le droit au travail, Jocelyn Dumais, estime que la décision de Queen’s Park constitue un pas vers la résolution de la question de la libre circulation des travailleurs entre le Québec et l’Ontario.

Une sortie publique sans bloquer les ponts

LeDroit_LOGOs

Denis Gratton

Le Droit – Vendredi 9 juillet 1993
L’ADAT continue son offensive pour le droit au travail  du droit au travail (ADAT) sur les chantiers de construction L’Association Une sortie publique sans bloquer les pontsa effectué une deuxième sortie publique en moins d’une semaine, hier, mais cette fois-ci, aucun pont n’a été bloqué.

Le président de l’ADAT, Jocelyn Dumais,1993-07-09. Le droit a préféré une salle de réunion à air climatisé dans un hôtel de Hull pour rencontrer les médias et pour dénoncer, pour une xième fois, «le non-sens d’une loi qui fait que 150 000 travailleurs sont étiquetés illégaux parce qu’ils travaillent sans la carte de compétence imposée par la Commission de la construction du Québec».

Lundi dernier, les membres de l’ADAT ont bloqué les ponts interprovinciaux Macdonald-Cartier et Alexandra pendant près d’une heure pour protester contre les barrières entre l’Ontario et le Québec dans le domaine de la construction, et contre «l’entêtement du gouvernement québécois à maintenir un système de cartes de compétence qui empêche les ouvriers qualifiés de travailler sur les chantiers de construction de la province», a dit M. Dumais.
«Nous avons retardé la circulation pour environ 40 minutes, lundi dernier, a expliqué le président de l’ADAT. Les gens pris dans ce blocage ont réalisé que ce n’est pas facile d’être interdit de travailler, a-t-il ajouté, sans s’excuser.
«Ce blocage de ponts n’est pas pire que les syndicats qui envahissent et démolissent les bureaux des députés de la région, a-t-il laissé tomber. Nous, à l’ADAT, sommes des constructeurs, pas des démolisseurs.»

Jocelyn Dumais a même prévenu que d’autres actions sont prévues de la part de l’ADAT au cours des semaines à venir pour sensibiliser la population aux «injustices» commises par la Commission de la construction du Québec.
«Ces actions seront aussi prononcées (que le blocage des ponts) mais elles ne seront ni illégales et ni violentes», a-t-il assuré.

Le député de Gatineau-La Lièvre, Mark Assad, présent à la rencontre hebdomadaire d’hier entre l’ADAT et les médias, a suggéré la circulation d’une pétition pour renseigner les gens sur les restrictions imposées par le gouvernement sur les chantiers de construction.
«La population n’est pas au courant qu’il y a des restrictions extraordinaires. Une pétition qui exigerait la liberté aux travailleurs qualifiés pourrait avoir un effet positif dans ce dossier», a dit le député, donnant ainsi son appui aux membres de l’ADAT.

ILLUSTRATION

Photographe: Morin, Étienne

Le président de l’ADAT, Jocelyn Dumais, promet d’autres actions, qui ne seront «ni illégales, ni violentes».